Le chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton avait déjà lancé un appel en ce sens mercredi soir après l'engagement pris par le Conseil fédéral de "lever dans les meilleurs délais la liste instituant une interdiction d'entrée et de transit sur le territoire suisse pour certaines catégories de ressortissants libyens".
"La Suisse a fait montre d'un grand sens des responsabilités", a déclaré Michele Cercone, porte-parole de Cecilia Malmström, commissaire en charge des Affaires intérieures et de la Sécurité.
"La Commission invite la Libye a reprendre la délivrance de visas et à libérer Max Göldi sans délais", a-t-il ajouté. "Nous espérons être à un tournant de ce contentieux et qu'une solution diplomatique sera trouvée le plus tôt possible".
Le porte-parole de Mme Malmström n'a pas fait état de contacts avec Tripoli.
Le conflit entre les deux capitales est né de l'arrestation musclée à Genève en juillet 2008 d'un des fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, sur plainte de deux domestiques pour mauvais traitements.
En guise de rétorsion, les autorités libyennes avaient, entre autres, arrêté et assigné à résidence deux hommes d'affaires helvétiques à Tripoli. Après des mois de négociations infructueuses pour obtenir leur retour, Berne a décidé à l'automne de restreindre pour l'élite libyenne l'attribution de visas permettant d'accéder aux 25 pays de l'espace Schengen.
Tripoli avait répliqué en février en annonçant à son tour des restrictions de visas à l'encontre des ressortissants des pays de Schengen, provoquant la colère de plusieurs capitales et finalement une médiation de Bruxelles.
Depuis, un des deux Suisses a pu rejoindre la Confédération, mais le deuxième, Max Göldi, représentant de la filiale du groupe d'ingénierie ABB en Libye, est toujours emprisonné à Tripoli.
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