La compagnie pétrolière britannique BP, exploitant de la plateforme de forage en eau profonde qui a sombré dans le golfe du Mexique, assume "l’entière responsabilité de la marée noire", a indiqué une porte-parole du groupe vendredi.
BP "assume toute la responsabilité de la marée noire et la nettoiera", a indiqué par courriel ette porte-parole, Sheila Williams, confirmant des déclarations du directeur général du groupe, Tony Hayward.
Elle a précisé que le groupe paierait des dommages et intérêts aux personnes touchées par la marée noire en mesure de "présenter des plaintes légitimes".
BP gérait la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, propriété de la société Transocean, qui a sombré le 22 avril au large des côtes de la Louisiane (sud), après une explosion dans laquelle 11 employés ont disparu.
La nappe de pétrole provoquée par l’explosion de la structuree a commencé jeudi soir à toucher les côtes de Louisiane près de l’embouchure du Mississippi.
Dans un communiqué publié vendredi, BP annonce parallèlement avoir lancé "la prochaine phase de ses efforts pour contenir et nettoyer la marée noire".
BP "accélère aujourd’hui (vendredi) ses efforts (...) de protection et de nettoyage des côtes de Louisiane, Mississippi, Alabama et Florida".
"Nous faisons absolument tout ce qui est en notre pouvoir pour éliminer la source de la fuite et limiter les conséquences pour l’environnement de la marée noire", a commenté M. Hayward, cité dans le communiqué.
"Nous acceptons les offres d’assistance des agences gouvernementales, compagnies pétrolières et individus pour protéger la côte et combattre la marée noire. Nous sommes déterminés à réussir", a-t-il conclu.
Les équipes du groupe pétrolier vont continuer à installer des barrières de protection en mer le long de la côte. En plus des quelques 55 km de barrages flottants déjà installés, plus de 90 km supplémentaires sont en train d’être déployés, précise BP.
BP dispose de deux quartiers généraux, l’un à Houma, en Louisiane, et l’autre à Mobile, en Alabama.
Plusieurs plaintes en nom collectif ont déjà été déposées contre BP et Transocean de la part de pêcheurs et d’éleveurs de crevettes.