Frigorifié, Ernesto Bertarelli est tout de même venu à la rencontre des journalistes avec le sourire.
"C'est la première fois dans l'histoire de la Coupe que les concurrents sortent au petit matin, alors qu'il fait encore nuit", dit le patron du Defender. "Les conditions de vent s'annonçait assez bonnes pour la journée, mais la pluie a fait tomber les airs. Il devenait impossible de lancer une régate régulière. Dans la zone de départ, à une quarantaine de kilomètres du port, on a eu quelques bons airs. On s'est même amusé à tourner autour du bateau américain et notre catamaran s'est même levé sur un patin pour faire plaisir aux photographes. Sinon, la journée a été très longue, poursuit Bertarelli, nous sommes restés neuf heures en mer. On a tué le temps en parlant de ski!"
Bertarelli revient évidemment sur le choix de Valence en hiver. "On a dit que Valence serait mieux en mai qu'en février. Et puis, on avait aussi proposé un autre choix qui n'aurait pas posé de problème." Sous entendu, à Ras Al Khaimah, la régate aurait sûrement eu lieu. "Mais les Américains n'ont pas voulu nous suivre, c'est dommage."