La mesure est provisoire dans l'attente du jugement du Tribunal fédéral (TF). Sa décision sur l'interruption de peine est attendue pour le 26 août au plus tard. Le changement de régime vaut jusqu'à cette date, communique mercredi l'Etat du Valais. Il s'apparente à des arrêts domiciliaires mais avec des conditions plus strictes.
Surveillance rapprochée
Le chanvrier sera surveillé 24 heures sur 24, précise le communiqué. Il aura droit à une promenade quotidienne d'une heure. Les visites sont limitées à ses seuls proches et durant un maximum de 90 minutes.
Le TF avait ordonné le 15 juillet au département de la sécurité dirigé par Esther Waeber-Kalbermatten de prendre les mesures "nécessaires à la sauvegarde de la vie et de l'intégrité corporelle du recourant". Les mesures prises jusqu'à présent ne suffisent plus.
Les médecins de l'hôpital de l'Île à Berne où est actuellement incarcéré Bernard Rappaz s'opposent en principe à une alimentation forcée, précise le communiqué. La phase précédant le coma comporte certains risques raison pour laquelle les conditions de détention du chanvrier ont été réaménagées.
Le chanvrier retrouvera son domicile dès que son état de santé le permettra selon l'avis des médecins. Bernard Rappaz a accepté toutes les conditions posées et a cessé sa grève de la faim.