"On pourrait prélever un impôt forfaitaire sur les biens déposés en Suisse", propose Walter Berchtold, le chef des activités de banque privée de Credit Suisse, un des géants mondiaux du secteur. Cette taxe serait automatiquement prélevée par les banques et reversée au fisc allemand, en échange d’une régularisation.
L’an dernier, une amnistie fiscale en Italie a permis de régulariser 85 milliards d’euros, dont plus des deux tiers étaient cachés dans des banques helvétiques, selon la Banque d’Italie. Et la Suisse envisage de régulariser les avoirs étrangers non déclarés, au moyen d’accords bilatéraux.
Cependant, Berlin ne veut pas entendre parler d’une amnistie fiscale en Allemagne, que le ministre des Finances Wolfgang Schäuble perçoit comme "une récompense" aux mauvais payeurs.
Par ailleurs, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a acheté fin février un CD de données volées contenant jusqu’à 1.500 noms de fraudeurs du fisc allemand détenteurs de comptes en Suisse, ce qui a tendu les relations entre Berlin et Berne.
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