Polanski pourrait être extradé vers les Etats-Unis, où il est poursuivi pour avoir eu en 1977 des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans.
"Ce n’est pas la justice internationale que nous accusons, c’est la manière dont elle a été utilisée", a-t-il lancé sur France-Inter. "Ce qui est un peu étonnant, c’est que plus de 30 ans" après les faits, "un festival du cinéma suisse invite Roman Polanski, dont on sait bien qu’il va venir", et "apparemment prévenue, je ne sais pas par qui, la police l’attend à l’aéroport de Zurich".
"Tout ça n’est pas très joli", a-t-il lâché. Le chef de la diplomatie française a confirmé avoir écrit avec son homologue polonais à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton pour solliciter la clémence de Washington. "La décision sera peut-être prise aujourd’hui si le tribunal fédéral accepte une liberté sous caution. Sinon, de toute façon, il faudra continuer".
"C’est un peu sinistre, cette histoire franchement", a conclu Bernard Kouchner. "Un homme d’un tel talent, reconnu dans le monde entier, reconnu surtout dans le pays qui l’arrête, tout ça n’est pas sympathique".
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