Le portier de la Pontaise se félicite du jeu présenté, tout comme de l’excellente préparation réalisée par sa troupe.
- Anthony Favre, ce fut une belle victoire, mais les Danois n’ont pas encore rendu les armes.
- Ah non, deux buts d’écart c’est vrai que cela aurait été mieux. Mais marquer trois fois à l’extérieur, c’est idéal! Comme depuis le début de la saison, on a eu la chance d’être extrêmement réalistes. On marque sur les occasions qu’on se procure et du coup, au retour, ils seront obligés de venir gagner et de se découvrir. Dimanche dernier, nous avons montré contre Winterthour (réd: victoire 4-0 à l’occasion de la première journée de Challenge League) que nous étions forts à la Pontaise. On n’a donc pas à avoir peur.
- Banja Luka jeudi dernier, Winterthour dimanche, jeudi à Randers et Wil lundi soir... Quel enchaînement !
- Avec l’accumulation des matches, on s’entraîne un peu moins. C’est surtout basé sur la récupération. Mais quand tu gagnes, c’est toujours bien de retourner au plus vite sur le terrain. Comme ça, pas le temps de décompresser. Nous n’oublions toutefois pas que le plus important pour nous, c’est le Championnat. Le LS doit rester le plus longtemps possible en course. Jouer l’Europe, c’est simplement un beau cadeau et ça nous permet de lancer parfaitement notre saison. On va à Wil avec déjà quatre matches officiels dans les jambes, tandis qu’eux n’en ont joué qu’un.
- Martin Rueda n’est là que depuis le début de saison, mais qu’a- t-il déjà apporté?
- «De bons bons joueurs sont arrivés aussi. Avec ce coach, on cherche d’abord à jouer. Au sol, en priorité. Sur mes dégagements aux cinq mètres par exemple, j’arrive à relancer court. Moi je me régale de voir jouer l’équipe depuis derrière. Et il faut avouer que Fabio Celestini, au milieu, apporte beaucoup de sérénité. Depuis le début de la préparation, nous avons en plus fait un gros travail physique. Depuis que je suis ici, je n’avais jamais connu une telle intensité.
- Est-ce que jouer en Coupe d’Europe est très différent d’un match de Championnat?
- «Déjà, on prend vite goût à l’avion (réd: la rentrée de Randers s’est opérée en cinq heures, soit presque autant que le déplacement en bus à Wil). On sent que c’est le haut-niveau, tellement on a été bien accueillis au Danemark. L’encadrement des rencontres est totalement différent, avec des délégués UEFA partout. Dans la tête, par contre, nous ne l’abordons pas forcément autrement... Mais on ne va pas jouer des matches comme ça tous les jours et la concentration n’est pas la même. Avant de partir, on nous a dit que c’était une bonne équipe, mais on arrivait quand même dans l’inconnu. Quand tu les vois à la TV, tu te dis que ça va quatre fois plus vite et en plus, nous avons encaissé un but après six minutes... Mais finalement, on s’en est sortis.
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