Détention

Israël bloque des centaines de militants pro-palestiniens

Par AFP le 08.07.2011 à 19:09. mise à jour le 08.07.2011 à 19:10

Israël a remporté son épreuve de force avec des centaines de militants pro-palestiniens. Elle les a bloqués dans des aéroports pour interdire leur venue.

Israël a remporté son épreuve de force avec des centaines de militants pro-palestiniens en les bloquant dans des aéroports pour interdire leur venue dans l’Etat hébreu. Une trentaine d’entre eux ont vivement protesté à Cointrin - et causé des retards - après n’avoir pas pu être enregistrés sur un vol Easyjet pour Tel-Aviv.

A l’enregistrement, ces passagers, une dizaine de Suisses et des Français, ont reçu une lettre de la compagnie expliquant qu’Israël ne les autorisait pas à prendre place dans l’avion, a indiqué l’un d’eux à l’ats. Les militants pro-palestiniens ont alors tenté de forcer les passages de sécurité.

Les vols prévus entre 06h30 et 07h15 ont subi jusqu’à une heure de retard. Le vol vers Tel-Aviv, prévu à 7h10, a finalement décollé deux heures et demie plus tard.

«Nous voulions montrer notre désespoir» de manière «pacifique», a précisé à l’ats Blaise Coursin, l’un des militants empêchés d’enregistrer. Il a précisé que quelques militants avaient tout de même pu embarquer.

Ceux-ci ne sont pas au bout de leurs peines puisqu’au moins 30 passagers, du vol de Genève mais aussi d’un autre vol parti de Rome, étaient détenus à l’aéroport international de Tel-Aviv, a indiqué en fin d’après-midi la police israélienne. Le groupe a été avisé de sa prochaine expulsion.

Reçus par le Consul

Les militants pro-palestiniens refusés se sont ensuite dirigés vers les locaux du Consulat de France et ont occupé l’entrée du bâtiment pour obtenir «une position officielle» de la France, a indiqué Blaise Coursin.

Le consul général, Bruno Perdu, a reçus la cinquantaine de militants pendant environ une heure. «Ils m’ont exprimé leur indignation de n’avoir pas pu monter à bord», a indiqué ce dernier à l’ats. Il leur a répondu que «la France est très attachée à la libre circulation».

Remboursement exceptionnel

Les passagers refoulés ont finalement obtenu un remboursement d’Easyjet. «Il s’agit d’une situation complètement exceptionnelle», a souligné à l’ats un attaché de presse intervenant pour la compagnie, Adrien Fohrer. Il en va de la responsabilité du passager de savoir s’il a le droit d’aller dans un pays, a-t-il précisé.

La compagnie a confirmé avoir été contactée par les autorités israéliennes qui lui ont transmis une liste de plus de 300 personnes interdites de séjour dans ce pays précisant qu’elles n’auraient pas le droit de débarquer et que leur retour serait à la charge de la compagnie. Easyjet a indiqué avoir pu prévenir la veille par mail ou par sms les passagers y figurant.

Swiss concernée

D’autres militants pro-palestiniens ont été empêchés d’embarquer dans d’autres aéroports. Des dizaines d’»indésirables» ont manifesté dans la matinée à Paris, Francfort et Rome. La police israélienne a indiqué qu’environ 200 personnes avaient été empêchées de prendre l’avion.

Le porte-parole de Swiss, Jean-Claude Donzel, a confirmé que plusieurs passagers n’avaient pas été autorisés à partir sur des avions de la compagnie au départ de Paris, Bruxelles et Zurich à destination d’Israël. A Paris, certains passagers qui n’étaient pas frappés d’une interdiction de vol ont raté leur avion en raison des troubles dans l’aéroport, a-t-il ajouté.

Appel sur internet

Des groupes internationaux pro-palestiniens avaient annoncé sur Internet leur intention d’affluer à l’aéroport de Tel-Aviv ce vendredi pour aller dans les Territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.

Près de 600 militants - dont 300 Français et des délégations de Belgique, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et d’Italie et de Suisse- devaient participer à l’opération «Bienvenue en Palestine» à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.

Ces derniers ont expliqué vouloir marquer l’anniversaire de la décision, le 9 juillet 2004, de la Cour internationale de Justice déclarant illégale la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie.

Cette action intervient alors que la flottille voulant forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza est restée bloquée en Grèce. Le bateau français qui avait pu quitter Athènes a quant à lui été intercepté en Crète.

Etonnant l'énergie déployée pour combattre des pacifistes qui veulent protester contre le mur de la haine et tentent d'empêcher la poursuite d'un massacre et d'une épuration éthnique. Une région minuscule où un état terroriste maintient une force d'occupation et spolie les ressources en terre et en eau de toute une région.
La communauté internationale doit immédiatement éxiger le retour au frontières de 47.

Information au Consul de France: Israel ne fait pas partie de l'Espace Schengen, c'est un Etat souverain qui peut choisir qui rentre sur son territoire et qui ne rentre pas (a l'inverse de la Suisse qui s'est faite avoir...)

Des dirigeants qui auraient la conscience tranquille n'agiraient pas ainsi.
Il est saisissant de voir comment la communauté internationale a choisi de s'émouvoir de ce qui se passe en Syrie et en Libye, et comme elle passe quasiment sous silence les horreurs commises par l'Etat hébreu.
Comment va le monde...

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