«Cet éclatement ne nuit pas à la qualité de formation et ne pose aucun problème au niveau du coût», a expliqué le président de la CLDJP, le conseiller d'Etat neuchâtelois Jean Studer, à l'issue d'une réunion à Porrentruy (JU).
L'étude sur un regroupement de la formation des aspirants est suspendue.
Places d'armes
La CLDJP estime qu'il n'y a donc pas urgence à approfondir la question d'une centralisation sur un ou deux sites. «Il ne s'agit pas d'un enterrement d'un centre unique de formation», a souligné M. Studer. Le projet pourrait en effet rebondir si l'armée devait libérer une place d'armes qui séduirait ensuite les cantons. Les places d'armes de Chamblon (VD) et Moudon (VD) sont évoquées.
Ce sont des critères rationnels de coûts et de qualité ainsi que l'absence d'un lieu de formation unique qui s'imposait qui ont fait pencher la balance en faveur du statu quo. Mais Jean Studer a également relevé que des considérations politiques ont été évoquées même si elles n'ont pas joué un rôle déterminant.
Actuellement, Genève et Fribourg ont chacun un centre pour la formation de leurs policiers. Les aspirants vaudois et valaisans sont eux formés à Savatan (VD) alors que Jurassiens, Neuchâtelois et francophones bernois suivent les cours à Colombier (NE). En Suisse alémanique, la formation est déjà concentrée sur quelques sites.
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