Affaire Kadhafi

Hans-Rudolf Merz justifie les excuses de Berne à Tripoli

Par AP le 21.08.2009 à 15:12

Le président de la Confédération a justifié son intervention vendredi lors d'une conférence de presse. Assurant que les otages seraient de retour la semaine prochaine.

"Rien n’avait bougé depuis un an et il fallait prendre une décision", a déclaré le président de la Confédération
Au lendemain de son voyage à Tripoli, le président de la Confédération a justifié l’accord conclu avec la Libye pour résoudre la crise provoquée par l’arrestation l’été dernier à Genève d’un des fils de Mouammar Kadhafi. La situation était bloquée. Il fallait prendre une décision et je l’ai prise, a déclaré Hans-Rudolf Merz.

Des excuses sinon rien

Pour la Libye, la "condition sine qua non" était que la Suisse présente des excuses pour l’arrestation d’Hannibal Kadhafi et de son épouse, a souligné Hans-Rudolf Merz. Il n’y avait pas d’autre choix pour obtenir la libération des deux Suisses retenus depuis d’un an en Libye et la normalisation des relations consulaires et économiques entre les deux pays.

Le contenu détaillé de l’accord n’a pas été soumis au Conseil fédéral, a reconnu Hans Rudolf-Merz. Le gouvernement a néanmoins été régulièrement informé de la situation, connaissait les difficultés rencontrées en Libye et savait que le président de la Confédération allait se rendre à Tripoli. Hans-Rudolf Merz a en outre travaillé en collaboration étroite avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Alors que d’aucuns lui reprochent de ne pas être revenus avec les deux Suisses retenus en Libye, le président de la Confédération a déclaré assumer la pleine et entière responsabilité de l’accord. Le premier ministre libyen s’est engagé oralement à ce qu’ils soient de retour au pays au plus tard le 1er septembre et ils seront en Suisse la semaine prochaine, a assuré Hans-Rudolf Merz.

Retour des otages la semaine prochaine?

Les deux Suisses retenus en Libye dans le cadre de l'affaire Kadhafi reviendront «la semaine prochaine», a déclaré Hans-Rudolf Merz vendredi devant les médias. Le président de la Confédération a affirmé avoir exigé qu'ils soient de retour en Suisse avant le 1er septembre.

Après avoir retracé les différentes étapes de l'affaire et des préparatifs pour la résoudre, M. Merz a indiqué avoir pris la décision d'agir car il a constaté il y a un mois que la situation était «bloquée». Il a assuré assumer la responsabilité de l'accord passé et de ses conséquences. «Il n'y avait pas d'autre choix», selon lui

Sondage

Tarifs CFF: la nouvelle hausse annoncée est-elle acceptable?