La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a proposé lundi à Genève une réforme de la gouvernance mondiale. Elle a suggéré que le Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) devienne un Conseil du développement durable pour répondre aux défis globaux.
«Le produit par habitant de la Suisse est 130 fois supérieur à celui du Mozambique. Un quart de la population du monde consomme trois quarts de ses ressources», a constaté la cheffe du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).
Face à la montée des défis globaux, «la gouvernance internationale reste fragmentée, peu efficace», a affirmé la conseillère fédérale. «La cohérence et la coordination des politiques économiques sont insuffisantes», a-t-elle dit.
Micheline Calmy-Rey a souhaité que l’ECOSOC se transforme en Conseil du développement durable. Un comité exécutif restreint se réunirait plus fréquemment pour coordonner les politiques.
Joseph Deiss salue un succès au Sud-Soudan
Le président de l’Assemblée générale de l’ONU Joseph Deiss a espéré que «l’histoire à succès» du Sud-Soudan «ira jusqu’à son terme». Il s’est réjoui que le Sud-Soudan puisse devenir la semaine prochaine le 193e Etat membre de l’ONU.
«On peut parler d’un succès dans lequel l’ONU a joué un grand rôle», a déclaré l’ex-conseiller fédéral, à Genève pour ouvrir la session annuelle du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). Joseph Deiss se rendra samedi à Juba, capitale du Sud-Soudan, avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon «pour assister à la naissance d’un nouvel Etat», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse.
«J’espère que cette histoire à succès ira jusqu’à son terme et que le Sud-Soudan deviendra le 193e Etat membre de l’ONU la semaine qui suit», a affirmé le président de l’Assemblée générale. Il a salué l’accord qui a récemment mis fin aux combats.
«Il y a encore du travail à faire, mais si le Sud-Soudan devient membre de l’ONU, cela aidera à résoudre les questions qui subsistent», a déclaré Joseph Deiss. L’ex-conseiller fédéral termine début septembre son mandat d’un an comme président de l’Assemblée générale de l’ONU.
Dans son discours à l’ouverture de la session de l’ECOSOC, qui a lieu jusqu’au 29 juillet à Genève, il a insisté sur le renforcement du rôle de cet organe de l’ONU comme acteur de la gouvernance mondiale.
«Pour qu’une interaction systématique s’établisse avec le G20 et que l’ECOSOC s’affirme comme un interlocuteur crédible, il faut renforcer la compétence économique du Conseil et de toute urgence recalibrer son mandat», a déclaré Joseph Deiss.