L’ancien conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz est soulagé par la mort de Mouammar Kadhafi. Il indique vendredi qu’il réfléchit aux contre-vérités qu'il souhaiterait rectifier dans le cadre de l’affaire Hannibal Kadhafi. Il y avait jusqu'à maintenant renoncé pour ne pas mettre d’autres Suisses en danger.
La présentation «biaisée» de la crise entre la Suisse et la Libye pèse aujourd’hui encore «sur sa personne et sur l’image de sa prestation en tant que président de la Confédération», indique M. Merz dans un entretien publié vendredi dans le «Tages-Anzeiger» et le «Bund» au lendemain de la mort du dirigeant libyen. C’est pour lui désormais «un énorme soulagement» d’être libéré de cette pression.
M. Merz précise qu’il doit encore «réfléchir à ce qu’il entend rectifier et le formuler précisément». Il s’agira de le faire en tenant compte de toutes les personnes impliquées et de toutes les circonstances. Quoiqu’il en soit, son voyage à Tripoli n’a certainement pas été une décision spontanée. Il avait été longuement réfléchi et préparé.
L’ancien conseiller fédéral aurait préféré que Mouammar Kadhafi soit traduit devant un tribunal international, «ce qui aurait permis de mettre en lumière tous les méfaits de ce terrible tyran». Et cela aurait peut-être aussi «permis de relativiser l’image qu’ont laissé dans l’opinion mes efforts pour obtenir la libération des otages suisses.»