Au bord des larmes, les deux fils de la touriste japonaise décédée vendredi dernier dans le déraillement du Glacier Express à Fiesch (VS), se sont hier exprimé publiquement pour la première fois. Devant eux, un parterre de journalistes nippons, dépêchés en Suisse après l’accident mortel. Sur les images de la TSR, on voit les deux hommes évoquer la vision insupportable de la dépouille de leur mère – une femme de 64?ans – dont les deux bras ont été sectionnés. Leur père, ont-ils dit, est encore hospitalisé à Genève. C’est d’ailleurs dans un hôtel du bout du lac que les deux Japonais ont pris la parole. «Notre père ne voudrait pas que l’image de la Suisse en souffre», a précisé l’un d’eux.
Critiques des médias japonais
Dans la salle, les représentants des médias japonais n’en perdent pas une miette. Et réitèrent leurs critiques: pour eux, la réouverture de la ligne du Glacier Express, dimanche déjà, soit avant les résultats de l’enquête, est largement prématurée. La plupart des journalistes estiment en effet que la Confédération a d’abord pensé aux conséquences désastreuses que pourrait avoir ce drame sur son économie touristique, plutôt qu’à la douleur des victimes.
L’enquête sur les causes du déraillement – qui a fait un mort et quarante blessés – se poursuit. La police valaisanne livrera vendredi prochain les résultats de ses recherches. Seront-ils définitifs?
Lundi soir, douze Japonais et une Suissesse étaient encore hospitalisés. Mais tous hors de danger. Les deux personnes les plus gravement atteintes, maintenues dans un coma artificiel, ont vu leur état stabilisé.