Energie atomqiue

La Suisse en finira avec le nucléaire en 2034

Par ATS/AP le 25.05.2011 à 17:50. mise à jour le 25.05.2011 à 23:59

Le Conseil fédéral a décidé mercredi que la Suisse sortirait du nucléaire en 2034. Les centrales nucléaires seront exploitées tant que leur sécurité est assurée, selon Doris Leuthard.

La Suisse devrait sortir du nucléaire vers 2034: le Conseil fédéral a opté mercredi pour un abandon progressif de l’énergie atomique. Les centrales devraient être débranchées après environ 50 ans d’exploitation. Le prix de l’électricité risque d’augmenter.

«C’est une journée historique», a souligné Doris Leuthard devant la presse. Le premier réacteur à être mis hors service devrait être Beznau I en 2019, Beznau II et Mühleberg suivraient en 2022. La centrale de Gösgen serait fermée en 2029 et celle de Leibstadt en 2034.

Ces dates sont néanmoins théoriques. Il n’est pas exclu qu’un réacteur garantissant toute sécurité puisse être exploité pendant 60 ans, a dit la ministre de l’énergie. Centrales sûres Malgré la catastrophe de Fukushima, le Conseil fédéral ne voit «aucune raison de décréter un arrêt anticipé des installations», une «exploitation sûre» étant garantie, a précisé Mme Leuthard.

Approvisionnement en question
En cas d’arrêt anticipé, la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays serait remise en question et la Confédération devrait indemniser les exploitants. Actuellement, la production électrique se compose de 56% de force hydraulique, 39% de nucléaire et de 5% d’autres sources.

La troisième option examinée, soit le statu quo, a elle aussi été écartée. La catastrophe de Fukushima, au Japon, a fait apparaître des risques résiduels trop importants. Un autre aspect plaide en faveur d’un abandon de l’atome: l’augmentation prévisible du prix de revient du courant nucléaire liée aux investissements dans la sécurité ou à l’élimination des déchets par exemple.

Courant plus cher
Mais l’abandon progressif du nucléaire a un prix: le consommateur risque de débourser 10% à 15% de plus pour son courant. La note finale dépendra cependant de nombreux facteurs. Pour financer la sortie du nucléaire, estimée entre 2 et 4 milliards de francs, de nombreuses pistes sont à l’étude, dont une taxe incitative et un centime énergétique.

D’un autre côté, construire une nouvelle centrale nécessiterait 6 milliards d’investissements, a relevé Mme Leuthard. Et abandonner le nucléaire «est une chance pour la Suisse» aux yeux de l’Argovienne. Elle promet des investissements importants dans le développement de technologies innovantes et un attrait accru pour les investisseurs.

Les Chambres fédérales se prononceront sur le dossier lors de la session de juin. Le Conseil fédéral adaptera ensuite sa stratégie en fonction des décisions parlementaires. Il espère pouvoir mettre un projet en consultation en été 2012.

Réactions contrastées
La sortie progressive du nucléaire décidée par le Conseil fédéral suscite des réactions globalement attendues: la décision est bonne mais pas assez rapide pour la gauche et les écologistes, tout à fait juste pour le PDC, correcte mais unilatérale pour le PLR et «irresponsable» pour l’UDC et economiesuisse.

Les exploitants des centrales nucléaires se disent inquiets: les FMB mettent en garde contre un arrêt prématuré de leur centrale de Mühleberg. Axpo dit comprendre la décision du gouvernement dans le contexte de Fukushima, mais estime qu’elle ne repose pas sur des faits soigneusement examinés. Et comme Alpiq et economiesuisse, Axpo appelle à un vote populaire sur l’avenir énergétique de la Suisse.

Pour les entreprises actives dans les énergies renouvelables, regroupées au sein de swisscleantech, une nouvelle ère s’ouvre. Un avis partagé par l’association swissolar, qui se dit prête à contribuer à la sortie de l’atome. L’USAM, la faîtière des PME, se réjouit également de ce compromis, mais craint une hausse des prix.

Enfin, les cantons, copropriétaires des centrales électriques, demandent à être associés à la concrétisation du plan d’action du Conseil fédéral et appellent ce dernier à viser 2020 pour le début des mesures.

C'est pragmatique. Nous devrons aussi tous économiser l'énergie.
Puis viendra la question de la gestion des déchets existants, ajoutés à ceux du démontage des centrales. Encore des débats en vue.

En 2034, j'aurais 80 ans et j'espère être encore de ce monde pour voir comment les gens feront pour s'éclairer à la bougie,
se laver à l'eau froide, conserver les aliments..., bref, tout simplement pour vivre ou plutôt survivre. Et à quel prix!

Et comme ça on pourra dire que la Suisse est sortie du nucléaire...
Mais comment va-t-on s'approvisionner? Probablement en achetant de l'électricité nucléaire étrangère... puisque les écolos refusent systématiquement tout projet de production d'énergie.

Avec les plus de 9 millions d'habitants que la Suisse devrait compter en 2030, on dépendra uniquement du bon vouloir de l'UE en matière d'approvisionnement électrique. Union européenne qui aurait tort de se priver de pratiquer les prix qui lui conviennent, histoire de réduire l'économie suisse à néant. On vous aura prévenus!

C'est fou, le nombre d'ignares ne s'informant pas des progrès de la science et des projets dans les autres pays.

J'espère qu'en hiver le Téléjournal sera diffusé à 17h30, que la Suisse puisse se coucher à la tombée de la nuit.

C'est une bonne idée: vivre avec le soleil. Ce n'est pas pire que la société de consommation débile!

M. Jean-François Rime, au cours du Journal de 18 h. sur la RSR: "(..) il faudra manger froid, ou aller manger au McDo (...)." Venant d'un papable pour le Conseil fédéral, je trouve cela sidérant. Mais, en y réfléchissant de plus près, il n'y a rien d'étonnant: des paroles d'UDC, tout simplement...

Ah, la bonne blague du Conseil fédéral, c'est géant!
Je ne crois pas une seconde à cette déclaration électoraliste, qui n'a d'autre ambition que de faire taire nos éternels râleurs qui sont contre tout!
Car sortir du nucléaire, c'est bien à long terme, mais en si peu de temps, nous allons faire rire la moitié de l'Hexagone!
Conseil Fédéral et doux rêveurs, ça va de pair, n'est-ce pas?

Pas de panique, on fera comme l'Autriche:
- Beaucoup d'hydroélectrique - on a de la chance.
- Un peu de panneaux & de roues à vent, pour se donner bonne conscience.
- Des centrales à gaz ("Ne vous en faites pas, le CO2 est compensé.").
- Des importations (charbon & nucléaire, mais silence hypocrite des Verts).
- Et une électricité... nettement plus chère!

Attention aux titres tapageurs... rien n'est fait, en juin le parlement en débattra! Si on analyse les réactions, on peut dire les choses suivantes:
- L'UDC est contre l'abandon, c'est au moins clair.
- Les radicaux disent oui, mais, bon... ils pourraient refuser sous prétexte qu'il ne faut se fermer aucune porte!
- Les PDC sont pour, c'est leur conseillère fédérale qui conduit le bateau... mais seront-ils disciplinés?
- Les socialistes sont pour, les Verts aussi...

Il ne reste plus aux lobbyistes qu'à faire les yeux doux aux radicaux et à déstabiliser le mot d'ordre chez les PDC pour faire tourner le vent!

Il y a encore du travail si l'on veut que le titre de l'article se réalise vraiment!

Enfin une position logique et claire du Conseil fédéral!
Je vais finalement avoir un double vitrage à mes fenêtres et des thermostats à mes radiateurs, une facade isolée et, du coup, 30% d'énergie économisée. Si cela se reproduit dans 500'000 logements, le nucléaire est déjà presque obsolète...

A mon âge, je m'en fiche, mais je plains nos petits-enfants. Car, avec les Verts et leurs copains, la Suisse va devenir un pays sous-développé. Il faudrait tout de suite sortir les projets des tiroirs, comme Hydro-Rhône, et commencer les travaux le plus vite possible en bloquant les oppositions. Dans vingt ans, peut-être que la fusion nucléaire sera au point mais, vu les blocages, je ne me fais pas d'illusions. La Suisse étant le château d'eau de l'Europe, nous n'aurons plus que cela pour lutter pour notre survie face des voisins heureux de notre déclin.

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