Affaire Kadhafi

Le chef de la diplomatie espagnole reçu par le colonel Kadhafi

Par AFP le 08.03.2010 à 19:44

Selon une source proche du dossier, le différend entre Berne et Tripoli a été évoqué.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos a été reçu lundi par le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, a rapporté l'agence libyenne Jana. Selon une source proche du dossier, les discussions ont porté sur la crise diplomatique entre Berne et Tripoli.

M. Moratinos a remis au colonel Kadhafi un message du roi Juan Carlos d'Espagne, portant sur «la coopération fructueuse et les relations d'amitié entre la Libye et l'Espagne, et entre l'Union européenne et la Grande Jamahiriya» libyenne, a indiqué l'agence.

Dans son message, le roi d'Espagne a «exprimé sa grande satisfaction pour le développement des relations de coopération entre les deux pays», a ajouté l'agence sans autre précision sur l'objet de la visite de M. Moritanos.

Selon une source diplomatique occidentale à Tripoli, le déplacement du chef de la diplomatie espagnole en Libye s'inscrit dans le cadre des négociations entre l'UE et la Libye au sujet de la crise diplomatique entre Tripoli et Berne, dans laquelle les capitales européennes s'étaient impliquées.

Selon cette source qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, le ministre portugais des Affaires étrangères Luis Amado avait effectué dimanche une visite à Tripoli dans le même cadre.

Le contentieux entre la Suisse et la Libye avait été provoqué par l'interpellation à Genève d'un des fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, sur une plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements.

Suite à cette arrestation, deux citoyens Suisses ont été empêchés pendant plus d'une année de quitter le territoire libyen, avant d'être jugés pour «séjour illégal» et «activités économiques illégales».

Si Rachid Hamdani a été blanchi et a pu retourner en Suisse fin février, Max Göldi est actuellement en train de purger une peine de quatre mois de prison.

La Confédération helvétique, membre de l'espace Schengen, a impliqué l'UE en décidant d'inscrire, selon Tripoli, les noms de 188 personnalités libyennes, dont le colonel Kadhafi, sur la liste des personnes ne pouvant plus obtenir de visas pour les pays membres de Schengen.

Tripoli a en représailles décidé de ne plus délivrer de visas pour les ressortissants des ces pays (l'UE sauf la Grande-Bretagne, l'Irlande, la Roumanie et la Bulgarie).

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