Depuis le début de l'année, l'OFSP a recensé environ un tiers de cas de syphilis (611) et de gonorrhée (647) - aussi appelée familièrement chaude-pisse - de plus que sur la même période de 2009, lit-on dans son dernier bulletin hebdomadaire publié lundi. Et 3330 patients présentent des infections de chlamydia, un nombre stable par rapport à l'an dernier.
Pour la syphilis, il s'agit principalement de déclarations de laboratoires qui doivent encore être analysées par des déclarations complémentaires de la part des médecins, précise Jean-Louis Zurcher, porte-parole de l'OFSP, interrogé par l'ATS.
La Suisse n'est pas le seul pays concerné. Les MST ont augmenté un peu partout ces dernières années, selon le porte-parole. «Le sida fait peut-être moins peur, si bien que les gens oublient de se protéger», avance Jean-Louis Zurcher pour expliquer cette hausse.
L'OFSP rappelle que les mesures de prévention sont les mêmes que pour le sida: rapports sexuels protégés et tests de dépistage.
Stratégie
L'OFSP est en train d'élaborer une stratégie pour lutter à la fois contre le virus HIV et les MST, précise une autre porte-parole, Mona Neidhart, confirmant une information de l'hebdomadaire dominical «SonntagZeitung». Cette stratégie sera valable dès 2011. Elle est actuellement en consultation. Le Conseil fédéral l'adoptera au plus tôt à la fin de l'année.
En raison de la globalisation et des voyages, le virus HIV et les MST ont un potentiel épidémique et peuvent menacer la santé publique en Suisse.
Les MST non traitées peuvent être mortelles, rappelle l'OFSP. Elles causent aussi des maladies chroniques, de l'infertilité, des cancers, des complications durant la grossesse et de graves malformations ou des problèmes chez les nouveaux-nés. Des infections comme la chlamydia sont la principale cause d'infertilité en Europe.
En outre, la plupart des MST favorisent la contraction du virus HIV.
Tarifs CFF: la nouvelle hausse annoncée est-elle acceptable?