Des paroles aux actes. Après la vive émotion causée par l’affaire Luca en Italie ces derniers jours, la diplomatie s’active. L’ambassade d’Italie à Berne, «au courant de l’état d’avancement de la procédure dans le canton du Valais, a demandé une rencontre avec la conseillère fédérale responsable de la Justice», selon un e-mail de confirmation expédié hier à Me Sebastien Fanti, l’avocat valaisan de la famille Mongelli. La rencontre sollicitée aura pour but de «signaler la profonde émotion suscité à tous les niveaux dans notre pays (par cette affaire, ndlr)» et de souhaiter «dans le plein respect de l’autonomie de la magistrature suisse, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet événement», écrit l’Office d’émigration de l’ambassade.
Ces précisions confirment que l’affaire Luca fait désormais l’objet de démarches «au plus haut niveau» dans la Péninsule. A Berne, le Département de justice et police (DFJP) de Simonetta Sommaruga ne fait aucun commentaire et renvoie la balle au Département des Affaires étrangères. Ce dernier reste laconique, affirmant avoir «connaissance du cas tragique du jeune Italien Luca Mongelli». Mais pour l’instant «le Département n’a pas reçu de requête officielle».
Des procédures juridiques pourraient d’autre part être lancées en Italie à l’encontre des magistrats valaisans. L’ambassade d’Italie confirme cette possibilité: «La règlementation en vigueur prévoit la possibilité de l’ouverture d’un dossier en cas de délits commis contre des citoyens italiens, même à l’étranger. Un tel cas relève de la compétence du Procureur de la république de Rome.» La commission rogatoire internationale évoquée dans l’émission La vita in diretta sur la Rai Uno et par les défenseurs de la famille dépendra donc de la justice. Elle viserait les juges d’instruction Jo Pitteloud (qui avait classé l’affaire en 2004) et le juge Nicolas Dubuis. Quant à l’audition de Luca et de son frère Marco, commencée hier, par un expert italien, «on pourrait en connaître les premiers résultats le 27 décembre», selon Me Fanti.
VIVA ITALIA!
"Des procédures juridiques pourraient d’autre part être lancées en Italie à l’encontre des magistrats valaisans."
Que les Italiens s'occupent de leurs mafiosi et de la corruption régnante.
Heureusement que nous ne sommes pas membre de l'UE.