L’aventure continue! Mené trois victoires à une par Ajoie il y a moins d’une semaine, le LHC a réussi l’exploit de retourner cette situation terriblement compliquée à son avantage. Pour fêter une qualification pour les demi-finales à laquelle nombre de ses supporters ne croyaient plus du tout. Une victoire qui rétablit en passant la parité dans les statistiques lausannoises relatives à ces fameux septièmes matches. Défaits par Bâle (2005) et La Chaux-de-Fonds (2008), les Lions ne l’avaient en effet jusqu’ici emporté qu’à une seule reprise, face à Viège (2006).
Malheureux Lüthi
Ce droit de se mesurer maintenant à Olten, le LHC a dû aller le chercher avec ses tripes. Alors que d’aucuns imaginaient naïvement que le plus dur avait été fait en revenant à la hauteur de leurs adversaires vendredi, les irréductibles et admirables Ajoulots se sont fait un malin plaisir de prolonger le suspense jusqu’à la toute dernière minute de jeu. Soit lorsque Bonnet puis Gailland réussirent enfin à loger le puck dans une cage vide.
C’est dire si cet ultime mano a mano d’une série riche en rebondissements fut loin d’être une formalité pour le LHC. Malgré l’appui inconditionnel de leur public, Miéville et Cie sont donc passés par tous les états d’âme avant de pouvoir hurler un bonheur teinté de soulagement. Car, et contrairement à cette nervosité qui les avait un peu bloqués vendredi, les Jurassiens ont, hier, presque fait jeu égal avec les Vaudois. Mais malgré la bonne dizaine d’arrêts décisifs de Simon Rytz, la victoire lausannoise ne souffre aucune discussion. Même si le seul but réussi dans des conditions de jeu «normales» fut l’œuvre du malheureux Raffael Lüthi. En cherchant à contrôler de la main un puck qui flottait au-dessus de Rytz, l’attaquant le poussa en effet maladroitement dans sa propre cage (9e)!
Un avantage chanceux mais mérité puisque le LHC se procura les meilleures chances de buts. Avant et surtout après cette ouverture du score. Sans jamais toutefois parvenir à inscrire ce second but qui lui aurait peut-être permis de vivre une partie moins stressante. Une incertitude que les Jurassiens ne purent que prolonger. «Outre Mona, absolument parfait, analyse John Van Boxmeer, je crois que la profondeur de notre effectif a fini par faire la différence en notre faveur. Lors du dernier tiers, on a vu que la ligne de Desmarais manquait un peu d’énergie et de lucidité. Mais chapeau à mon équipe pour avoir su retourner une situation compliquée. Au cours de ma longue carrière, je n’en ai pas vu beaucoup qui ont réussi à l’emporter après avoir été menées 3-1.»
Encore absent hier, Alex Tremblay n’était pas le plus malheureux des près de 8000 spectateurs présents à Malley. «Quel stress! Même si j’étais très confiant avant ce dernier match, je dois reconnaître qu’Ajoie nous a encore une fois mené la vie dure. J’espère maintenant recevoir au plus vite le feu vert du médecin pour participer à l’aventure.» Une autorisation que le Québécois n’obtiendra pas pour un premier duel contre Olten, programmé demain déjà.
LHC - Ajoie 3-0 (1-0 0-0 2-0)
Malley. 7739 spectateurs (record de la saison).
Arbitre: M. Küng.
Buts: 9e Banham (J. Roy) 1-0, 60e (59’22’’) Bonnet (5c6, cage vide) 2-0, 60e (59’42’’) Gailland (Schnyder/5c6, cage vide) 3-0.
LHC: Mona; Villa, Zalapski; Kamerzin, Leeger; Schilt, Chavaillaz; Cadonau; Bonnet, Staudenmann, Schnyder; Gailland, Miéville, Fedulov; Banham, J. Roy, Randegger; Hendry, Augsburger, Lussier.
Ajoie: Rytz; Hauert, Fey; Studer, Voisard; Hostettler, D’Urso; Rauch, Orlando; Desmarais, S. Roy, Barras; Pedretti, Portmann, Beccarelli; Bartlome, Chiriaev, Lüthi; Posse, Chételat, Ruhnke.
Pénalités: 1x2’ contre LHC et 2x2’ contre Ajoie.
Notes: LHC sans Tremblay, Frunz, Keller ni Stalder (blessés).
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