Webber s’est imposé au panache, aidé par un choix stratégique judicieux au vu des circonstances de course.
Deuxième sur la grille, à côté de son poleman de coéquipier, mais du côté sale de la piste, l’Australien a commencé par se faire doubler au départ par Alonso, qu’il a été incapable d’inquiéter pendant 15 tours, sur un ruban étroit rendant les dépassements quasi impossibles.
Mais un morceau d’une monoplace présent sur la piste obligeait la sortie de la voiture de sécurité au 16e tour. Tous les hommes de tête rentraient alors au stand, sauf l’Australien, qui se retrouvait aux commandes de la course, devant son coéquipier.
Le doublé, presque garanti à Red Bull tant son écart sur la concurrence a semblé énorme à Budapest, a pourtant échappé à l’écurie austro-britannique. Vettel a été contraint par les commissaires de la FIA de refaire un passage par les stands, pour avoir maintenu sa monoplace à une trop longue distance de celle de Webber alors que la course était neutralisée.
Alonso, se retrouvant en 2e position, n’a ensuite jamais inquiété l’Australien, qui a enchaîné les tours rapides, prenant souvent plus d’une seconde par boucle à l’Espagnol. Se constituant un écart suffisant, Webber a ensuite effectué son changement de pneus, pour rouler sans heurt vers la victoire.
Le meilleur «Suisse» est Pedro de la Rosa
Qualifié en huitième ligne, Sébastien Buemi a complètement manqué son envol pour pointer au 19e rang après un tour. Le Vaudois a ensuite profité des circonstances de course pour progresser dans la hiérarchie, échouant au final à deux rangs des points.
La performance "suisse" du jour est à mettre à l'actif de Pedro de la Rosa. L'Espagnol et sa Sauber ont pris une superbe septième place. Il a ainsi fêté, avec une semaine de retard, les 40 ans de Peter Sauber en sport automobile.
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