FOOTBALL

Gazon bénit ou gazon maudit?

Par François Ruffieux le 17.03.2010 à 00:01

Dans notre pays, l’entretien des pelouses laisse trop souvent à désirer. Les conditions climatiques ne suffisent pas à justifier un tel constat. Pour la Swiss Football League, ce chantier fait partie des priorités.

Dans un passé pas si lointain, découvrant un terrain de qualité, on avait coutume de dire que c’était «Wembley». Fief de l’équipe d’Angleterre, le stade londonien était en quelque sorte la référence ultime pour la qualité de sa pelouse, qui représentait une véritable incitation à bien jouer. Les choses ont évolué. Aujourd’hui, la plupart des grands pays de foot ont le souci permanent de leurs terrains. Auxquels on demande en premier lieu d’être plats.

Une vérité toute simple, qui ne relève pourtant pas de l’évidence dans notre championnat. S’il est vrai que février et mars sont des mois particulièrement difficiles pour l’entretien des pelouses, est-il pour autant acceptable de jouer sur des surfaces cabossées qui font que la moindre passe à trois mètres a de fortes chances d’arriver dans le genou de son destinataire? Partant, comment proposer une qualité de jeu décente dans ces conditions?

«Il y a un problème, c’est indiscutable!» Directeur de la Swiss Football League (SFL), lui-même ancien joueur de LNA, Edmond Isoz annonce dans la foulée que cette préoccupation va faire l’objet, ces prochains mois, d’un chantier important. «Nous allons mandater une société indépendante pour faire une analyse de tous les stades de Super et de Challenge League, assure-t-il. Des mesures seront ensuite proposées, voire imposées.» Actuellement, il n’existe aucune directive précise en termes qualitatifs. La plupart du temps, les clubs s’en remettent donc au bon vouloir des communes, lesquelles assurent la maintenance en fournissant des efforts… variables.

«Notre gros souci, actuellement, c’est le gel. On ne peut pas travailler comme on le voudrait.» Responsable des installations sportives de la ville de Lausanne, Olivier Pittet s’occupe, à la Pontaise, d’un terrain qui a plutôt bonne réputation. «Nous assurons un suivi quotidien. On peut toujours faire mieux, bien sûr. Mais c’est alors une question de moyens.» Concrètement – et sans évoquer ici les pelouses synthétiques, qui suscitent d’autres interrogations –, quelles sont les parades? La première, c’est le système de chauffage. Dont sont d’ailleurs dotées plusieurs pelouses de Super League (Zurich, Bâle, Saint-Gall). Moins onéreux, mais aussi beaucoup moins efficace, l’utilisation de bâches. Pour les plus riches, il existe également l’usage de la lumière (les UV qui permettent la pousse du gazon) et enfin… le changement de la pelouse au complet, que les grands clubs pratiquent plusieurs fois par saison.

Le chauffage, une priorité
A cet égard, on rappellera qu’il y a un an, le Real Madrid avait réalisé l’un de ses meilleurs transferts en quadruplant le salaire du dénommé Anthony Burgess, jardinier de l’Emirates Stadium (Arsenal), considéré alors comme le meilleur terrain d’Europe. Gazon bénit ou gazon maudit? Un terrain en mauvais état n’est sûrement pas une fatalité, mais y remédier est d’abord une question de volonté – il faut y passer beaucoup d’heures et c’est sûrement moins spectaculaire que les petites fleurs dans les jardins publics – et bien sûr de moyens économiques.

Bien décidée à professionnaliser ses clubs, la SFL a beaucoup d’exigences administratives. Soucieuse aussi de l’image de ses compétitions, elle ne doit plus se permettre de tolérer des terrains en piteux état, qui accessoirement augmentent le risque de blessures. «Une mauvaise pelouse dessert la qualité du jeu et freine le développement du joueur», admet Isoz. Si besoin était de s’en persuader, que les jeunes joueurs et tous les jardiniers du pays regardent, ce soir, la rencontre entre Barcelone et Stuttgart!

Sondage

Faut-il généraliser le vote électronique?




Sondage

Les réseaux de soins, une bonne formule?




Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter lu-ve 7h30-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 824 124, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Service clients CP 585 - 1001 Lausanne

Sondage

Dix ans après, comment jugez-vous Expo.02?




Le monde en images

Sondage

Faut-il abolir la «lex Koller», qui limite la vente des résidences secondaires aux étrangers?




Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce
A vos grils, prêts?
Nous nous sommes procuré les conseils les plus avisés Plus

En coopération avec:

Homegate