HOCKEY/PLAY-OFF

Adrien Plavsic, le complément idéal de John Van Boxmeer

Par André Boschetti le 19.03.2010 à 00:02

Voilà moins de trois semaines, le Canadien (40?ans) a débarqué de Bâle pour assister le coach du LHC. Avec pour principale mission de s’occuper des neuf défenseurs lausannois.

Mardi 2 mars. En posture plus que délicate contre Ajoie, le LHC doit, ce soir-là, effacer la première des trois balles de match en faveur des Jurassiens. Pour cette rencontre sous haute tension, John Van Boxmeer peut compter avec trois gros renforts genevois et… un nouvel assistant. Ce premier match couperet gagné, Salmelainen, Conz et Maurer quittent un navire qui circule toujours en eau trouble. Pas Adrien Plavsic. A 40?ans, l’ex-défenseur montréalais, qui avait coaché Bâle lors des deux derniers matches des play-off, ne fait que commencer son périple. Afin de profiter de chaque instant passé au côté de Van Boxmeer pour apprendre. Et, 17?jours plus tard, l’aventure continue…

«Avec le LHC, tout avait été arrangé depuis la mi-janvier déjà. J’avais reçu de mon employeur l’autorisation de pouvoir rejoindre Lausanne, une fois la saison de Bâle terminée. Mais c’est vrai que l’expérience aurait pu être très courte», sourit Plavsic. Un deuxième passage à Malley qui est donc d’ores et déjà plus long et réussi que le premier. «C’est vrai, se souvient celui qui disputa 226 matches en NHL avant de rejoindre Zurich en 1998 (2 titres de champion), puis Bâle. En automne 2004, à cause du lock-out de la NHL, j’étais devenu surnuméraire à Bâle. C’est pourquoi j’avais débarqué pour trois matches au LHC. Mais, en manque de compétition, je n’avais pas le bon rythme. Et l’expérience en était restée là.» Ironie du sort, cinq mois plus tard, Plavsic, aligné à Malley dans les rangs bâlois lors d’un mémorable 7e acte, contribuait activement à la relégation en LNB du LHC…

Un passé en commun
Depuis ce 15 avril 2005, beaucoup de choses se sont passées dans l’itinéraire chaotique du LHC et la carrière de Plavsic. «Deux ans plus tard, raconte-t-il, j’ai dû mettre un terme à ma carrière en raison d’une nécrose à un genou. J’en ai profité pour passer un diplôme de maître de sport et faire des cours pour devenir entraîneur. Et, l’été passé, Bâle m’a proposé d’occuper le poste d’assistant-coach.»

Un apprentissage que Plavsic poursuit donc aujourd’hui avec Van Boxmeer. «Lorsque Didier Tosi (ndlr: administrateur du club) m’a parlé de lui, précise le coach lausannois, j’ai trouvé l’idée excellente. Je voulais à la fois une personne capable de s’occuper des défenseurs, de m’aider rapidement et qui parle le français. Adrien, que j’avais coaché à Long Beach en 1996-1997, répondait à ces critères.»

Une attente récompensée très vite selon Van Boxmeer. «Il a, comme moi, la mentalité NHL, continue «Boxi». Autrement dit, je sais qu’il mettra toujours sur la glace les deux défenseurs les plus fiables au bon moment. En play-off, il n’y a plus de place pour les sentiments ou pour accorder une nouvelle chance à un joueur qui n’offre pas les garanties souhaitées.»

Une estime qu’Adrien Plavsic rend bien à son coach actuel. «Je n’étais pas un joueur facile, rigole-t-il. Même lorsqu’il était mon coach, à Long Beach. Mais avec le recul et l’expérience accumulée, je comprends beaucoup mieux son message et ses décisions. Avec John, j’ai l’impression d’apprendre beaucoup chaque jour que nous passons ensemble.»

Même si Van Boxmeer ne cache pas qu’il souhaiterait voir leur collaboration se prolonger, il sait que Plavsic retournera, pour des raisons familiales, à Bâle, dès la fin des play-off. «Au fond de moi, conclut Plavsic, j’ai même un petit espoir de pouvoir rejouer. Mon genou va tellement mieux que si une possibilité existe, je la saisirai. La fin avait été trop abrupte en 2007…»

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