Roger Federer abordera dès lundi (face à Jurgen Melzer, comme à Wimbledon) la seconde semaine de l'US Open avec le plein d’énergie et toujours sans avoir abandonné la moindre manche en trois parties. Samedi, en fin d’après-midi sur le court central, il n’a laissé aucune chance à Paul-Henri Mathieu, défait en 99 minutes 6-4 6-3 6-3, sans avoir jamais pu prétendre à titiller le Bâlois. Après les sept jeux lâchés au premier tour, puis les 10 du deuxième, Federer a appliqué au Français (ATP 109) le même traitement de choc.
«Evoluer dans de pareilles conditions n’était pas évident, mais je crois m’en être plutôt bien sorti», relevait le No 2 mondial, faisant référence à l’incroyable vent soufflant sur le stade et gênant les deux joueurs. Une fois de plus, Federer a montré sa capacité à s’adapter aux circonstances de jeu les plus variées. Bien plus facilement que son rival, très frustré. «Ce n’était pas un match de tennis, je n’y ai pris absolument aucun plaisir, lâchait Paul-Henri Mathieu. Je n’avais jamais évolué avec un vent aussi fort, qui tourbillonnait dans tous les sens.»
Mais le Français ne cherchait aucune excuse. «Cela ne veut pas dire que j’aurais pu l’inquiéter dans des conditions normales. D’ailleurs, quand il servait, j’avais l’impression que le vent s’arrêtait pour lui…»
L’incertitude a essentiellement prévalu dans le set initial. Efficace et sans fioriture, le tombeur de Lleyton Hewitt au premier tour s’est procuré une balle de break alors qu’il menait 4-3. Mais Federer l’annihilait d’un service gagnant, avant de s’emparer dans la foulée du service de Mathieu et de conclure le set sur une belle amortie. «Ce fut la clé de la partie, soulignait Roger Federer. Après j’ai eu la partie sous contrôle.»
Le Bâlois (auteur de 15 aces) peut notamment se targuer d’avoir parfaitement négocié les points cruciaux, ne perdant à aucune reprise sa mise en jeu, tout en concrétisant 4 de ses 6 balles de break