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Procès en Iran: Clotilde Reiss admet avoir fait une erreur

Par AFP le 08.08.2009 à 23:42

La Française Clotilde Reiss a déclaré samedi au tribunal avoir donné un rapport à l'ambassade de France à Téhéran sur les manifestations à Ispahan.

La Française Clotilde Reiss a déclaré samedi au Tribunal révolutionnaire de Téhéran avoir remis un rapport à un institut dépendant de l'ambassade de France à Téhéran sur les manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle du 12 juin, a rapporté l'agence Irna.

De son côté, Hossein Rassam, employé iranien de l'ambassade de Grande-Bretagne, a été inculpé pour espionnage par le même tribunal où sont jugés des manifestants qui contestaient la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle du 12 juin en Iran.

"J'ai rédigé un rapport d'une page et je l'ai remis au patron de l'Institut français de recherche en Iran qui dépend du service culturel de l'ambassade de France", a déclaré Mme Reiss, répondant au juge qui lui demandait si elle avait écrit un rapport.

Détenue depuis le 1er juillet, la Française de 24 ans, a par ailleurs affirmé au tribunal avoir participé "pour des motifs personnels" aux manifestations de protestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, ajoutant toutefois que c'était une "erreur", selon l'agence.

"Les motifs de ma participation aux manifestations étaient personnels (...) mais j'accepte que c'était une erreur et je n'aurais pas dû participer à ces rassemblements", a-t-elle déclaré devant le tribunal.

Son avocat a demandé qu'elle soit graciée.

Par ailleurs, le tribunal a accusé M. Rassam et un autre employé iranien de l'ambassade de Grande-Bretagne d'avoir rédigé des rapports sur les manifestations pour le compte du gouvernement britannique, selon Irna.

"Vous et Arash Momenian aviez reçu l'ordre de rencontrer des responsables de groupes politiques, de minorités ethniques et religieuses et d'organisations étudiantes et de transmettre les informations sur les émeutes en Iran à Londres", a déclaré le procureur, selon l'agence.

Arash Momenian, qui a brièvement été détenu par les autorités, ne comparaissait pas samedi.

M. Rassam a affirmé que l'ambassade de Grande-Bretagne avait donné pour consigne à ses employés locaux d'être présents lors des manifestations.

"L'ambassade de Grande-Bretagne avait demandé à ses employés locaux d'être présents lors des émeutes avec Tom Burn et Paul Blemey", a-t-il dit, en citant les noms de deux diplomates britanniques qui ont été expulsés d'Iran en juin.

Plus tôt, Londres avait jugé "complètement inacceptable" le fait qu'un des employés de son ambassade soit jugé à Téhéran.

Autre prévenue sur le banc des accusés Nazak Afshar, une employée locale de l'ambassade de France à Téhéran, a dit avoir reçu comme consigne de son employeur de donner asile si nécessaire à des manifestants, selon Irna.

"Si des affrontements se déroulaient devant le service culturel et si une personne voulait se réfugier à l'intérieur de l'ambassade, nous devions lui donner refuge", a déclaré Mme Afshar.

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