Le MI5 britannique a établi que des candidates à l’attentat-suicide pourraient utiliser des implants mammaires remplis de penthrite, affirme le Journal du dimanche, relayé par son site internet jdd.fr.
C'est une découverte très inquiétante des services secrets britanniques que commente le JDD. Selon le MI5, des médecins formés dans les hôpitaux les plus pointus du Royaume sont revenus dans leur pays en ayant acquis le savoir-faire technique suffisant pour procéder à des implants mammaires… remplis d’explosifs.
Il est déjà établi que la nébuleuse de Ben Laden a utilisé cette technique pour les candidates à l’attentat-suicide, affirme le JDD. Les explosifs, en général à base de penthrite, parmi les plus puissants, sont insérés pendant l’opération à l’intérieur de formes en plastique. L’implant est ensuite cousu pardessus. Des candidats masculins au suicide auraient également utilisé cette technique.
Cette nouvelle méthode a été découverte après la tentative du Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab de faire sauter un avion de ligne entre Amsterdam et Detroit, en décembre dernier. Quelques heures après son arrestation, les services secrets britanniques ont intercepté des "chat" entre le Pakistan et le Yémen, où il était justement question d’utilisation d’implants mortels. Des chirurgiens des services de santé britanniques ont confirmé la faisabilité de ces implants explosifs.
Détection impossible
Jonathan Evans, chef du MI5 chargé d’enquêter sur ces menaces, affirme que ces implants convenablement installés seraient impossibles à détecter par les scanners classiques utilisés aujourd’hui dans les aéroports. "Il faudrait que le sujet passe dans des rayons très sophistiqués, explique-t-il. Etant donné que cet explosif serait inséré dans un sac en plastique fermé, en petite quantité, cela rendrait sa détection impossible par un scanner classique."
Des experts en explosifs du Centre de recherches en armes chimiques et biologiques ont confirmé au MI5 qu’un sachet contenant simplement trente grammes de penthrite suffirait, après explosion, à faire un trou dans la carlingue d’un avion. En tout cas, un trou suffisamment grand pour que l’engin s'écrase. Jusqu’ici le MI5 a établi qu’une cinquantaine de médecins musulmans auraient acquis la technique des implants mammaires et seraient retournés au Pakistan et au Yémen, conclut le JDD.