"Mort à l’Italie, mort à Berlusconi", ont hurlé les manifestants, selon le ministre des Affaires étrangères. M. Frattini a annoncé qu’en conséquence l’ambassadeur d’Italie ne participerait pas aux cérémonies prévues à Téhéran pour l’anniversaire de la révolution islamique le 11 février.
"Des pierres ont été lancées" contre l’ambassade, a indiqué un porte-parole du ministère.
La police iranienne est intervenue et a pu "empêcher la véritable attaque menée contre l’ambassade d’Italie", a affirmé M. Frattini, peu avant de quitter le Sénat. Selon le ministre, l’ambassade n’a pas subi "de dégâts importants".
Au cours d’un déplacement en Israël, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi avait apporté mercredi un soutien sans faille à Israël et appelé à des "sanctions efficaces" contre l’Iran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire.
Après les déclarations de M. Berlusconi à Jérusalem, la télévision d’Etat iranienne l’avait qualifié de laquais de "ses maîtres israéliens" et dénoncé "de graves ingérences dans les affaires intérieures" iraniennes.