L’Iran s’est engagé dans une nouvelle démonstration de force à l’intention des Occidentaux et d’Israël. Les cinq jours de manœuvres militaires qui ont débuté hier doivent en effet montrer la capacité des forces armées à défendre les sites nucléaires contre une attaque aérienne.
Par ailleurs, dans une allusion explicite à une éventuelle attaque israélienne, le commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution, Amir Ali Hajizadeh, a affirmé que «les F-15 et F-16 (israéliens) seront piégés par notre défense antiaérienne et annihilés» s’ils se risquent à une telle attaque.
«En raison des menaces qui pèsent sur nos sites nucléaires, il est de notre devoir de défendre les installations vitales de la nation et, par conséquent, ces manœuvres militaires couvriront Bouchehr, Fars, Ispahan, Téhéran et les provinces occidentales», a expliqué pour sa part samedi le général Ahmad Mighani, chef de la Défense antiaérienne. Il a précisé qu’elles se dérouleraient sur 600?000?km², couvrant notamment la centrale nucléaire de Bouchehr (sud) en construction, l’usine de conversion d’uranium d’Ispahan (centre) et le chantier de l’usine d’enrichissement près de Qom (centre), dont la révélation en septembre avait entraîné la réprobation des puissances occidentales.
La question de l’enrichissement d’uranium est au centre d’un bras de fer entre l’Iran et le groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, ainsi que l’Allemagne) qui redoute que Téhéran n’enrichisse son uranium à des fins militaires. Les Etats-Unis et Israël n’ont pas exclu des frappes contre les sites nucléaires iraniens.
L’Iran, qui affirme que son programme nucléaire est purement pacifique, a également menacé à plusieurs reprises de riposter à d’éventuelles attaques en frappant les intérêts israéliens et américains dans la région.