chaussures volantes

Le Hezbollah et une chaîne libanaise encensent Mountazer al-Zaïdi

Par afp le 16.12.2008 à 10:40

Le Hezbollah libanais, classé comme "organisation terroriste" par Washington, estime que le journaliste irakien qui a lancé ses chaussures sur George W. Bush est un "héros". Une chaîne libanaise propose même de l'embaucher: il serait payé "à compter de l'instant où la (première) chaussure a été lancée".

Le journaliste irakien qui a lancé une paire de chaussures sur le président américain George W. Bush à Bagdad doit être traité comme un "héros", a affirmé le Hezbollah libanais dans un communiqué lundi.

"C’est un baiser d’adieu au nom des veuves, des orphelins et des personnes que vous avez tués en Irak, un baiser courageux de la part du correspondant de la chaîne al-Bagdadia, Mountazer al-Zaïdi, qui mérite d’être salué", a déclaré à l’adresse du président sortant, la formation chiite, classée comme "organisation terroriste" par Washington.

M. Zaïdi "doit être traité comme un héros et nous appelons tous les médias arabes et locaux à être solidaires" du journaliste, poursuit le Hezbollah.

"Les gouvernements occidentaux, et notamment la nouvelle administration américaine, doivent comprendre qu’une mauvaise politique (...) dans la région ne récoltera que davantage d’échecs et de chaussures", a prévenu de son côté l’ayatollah libanais Mohammad Hussein Fadlallah, un haut dignitaire chiite.

Offre d'emploi rétroactive au jet de chaussures
De son côté, une chaîne libanaise connue pour ses positions antiaméricaines a fait une offre d’emploi à Mountazer al-Zaïdi, a indiqué à l’AFP mardi une responsable de la télévision.

La New TV (NTV) "a publiquement offert un emploi au journaliste", qui a été arrêté après l’incident, a indiqué Fadia Bazzi, reponsable de l’édition du journal télévisé. La chaîne a diffusé cette offre lors de son journal télévisé de lundi soir.

Mme Bazzi a indiqué que le journaliste serait payé "à compter de l’instant où la (première) chaussure a été lancée".

La télévision, propriété du richissime homme d’affaires libanais Tahsin Khayyat, est "prête à payer la caution pour sa libération et à assurer les frais des avocats de défense", a-t-elle ajouté.

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