Le gouvernement finlandais va présenter au Parlement un projet de loi visant à autoriser le prélèvement d’organes sur toutes les personnes décédées qui ne s’y sont pas expressément opposées, afin de faire face à la pénurie de dons, a-t-il annoncé mardi.
"Les organes, les tissus (humains) et les cellules pourront être prélevés s’il n’y a pas d’indication ou de raison de penser que la personne décédée s’est opposée à l’intervention", est-il écrit dans le projet de loi du gouvernement finlandais de centre-droit.
Jusqu’à présent, en Finlande, en l’absence de voeu écrit de la personne décédée, c’est à dire dans la grande majorité des cas, la famille décidait si les organes étaient donnés ou non.
Le projet de loi doit être présenté au Parlement en février. S’il est adopté, le texte entrera en vigueur le 1er août 2010.
"Le but de la proposition est d’augmenter le nombre de transplantations" et de faire évoluer les mentalités en faveur du don d’organes pour sauver des vies, souligne le gouvernement.
Les prélèvements d’organes sur les mineurs et les adultes sous tutelle resteront du ressort de la famille.
En Finlande, où 400 transplantations d’organes ont lieu chaque année, 3500 personnes vivent avec un organe transplanté.