point de vue

Pour DSK, la zone euro est un «radeau sur le point de sombrer»

Par AFP le 19.12.2011 à 08:01. mise à jour le 19.12.2011 à 10:21

Pour son grand retour à la vie publique après plus de sept mois de turbulences liées à sa vie privée, DSK a choisi un forum économique à Pékin pour retrouver son statut de spécialiste en macro-économie.

L’ex-chef du FMI Dominique Strauss-Kahn a effectué lundi à Pékin son retour à la vie publique dans un forum économique au cours duquel il a comparé la zone euro à un "radeau sur le point de sombrer", en refusant de commenter ses propres déboires.

Après plus de sept mois de turbulences personnelles, le Français a souhaité retrouver dans la capitale chinoise son statut de spécialiste en macro-économie, fort de son expérience à la tête du Fonds.

Aux journalistes étrangers qui tentaient de l’interroger sur son actualité judiciaire, sur son état d’esprit ou sur son choix de la Chine pour revenir sur le devant de la scène, DSK a systématiquement opposé: "Aucun commentaire".

Costume sombre et cravate rose, simplement équipé d’une tablette tactile, il s’est assis aux côtés d’économistes majoritairement chinois, qu’il a salués comme s’il retrouvait de vieilles connaissances et comme si l’affaire du Sofitel de New York n’avait jamais éclaté.

Invité par le groupe NetEase, l’un des géants de l’internet en Chine, Dominique Strauss-Kahn a prononcé un discours en anglais de 45 minutes.

Des éloges sur la Chine

Il est vraisemblable que DSK et NetEase avaient des intérêts communs dans cette opération: le premier en retrouvant une posture digne dans un pays où les questions gênantes sont très rarement posées, le second en s’offrant pour son forum annuel une tête d’affiche mondialement connue.

Sur un ton docte d’expert au-dessus de la mêlée, l’ex-patron du FMI a distribué bons et mauvais points, se montrant très critique des mesures de sauvetage prises à Bruxelles et plutôt tendre avec ses hôtes chinois.

"Nous voyons les pays européens passer d’un plan (de sauvetage) à un autre, d’un sommet de la dernière chance à un autre, toujours sans admettre les pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et toujours en échouant à restaurer la confiance", a déclaré M. Strauss-Kahn.

Il a ensuite répondu à des interrogations d’internautes transmises par le biais d’un animateur du forum.

"Avec la récente tempête, le radeau semble ne plus être assez résistant", a-t-il affirmé en parlant de l’eurozone. "Le fait que l’euro soit encore au milieu de la rivière et que l’union budgétaire ne soit pas réalisée le rend très très vulnérable et le radeau semble sur le point de sombrer".

"Je ne suis pas persuadé que (le président français) M. Sarkozy et (la chancelière allemande) Mme Merkel se comprennent bien entre eux et c’est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer", a-t-il confié.

Il a estimé en revanche que le gouvernement chinois avait "particulièrement bien tiré son épingle du jeu" lors de la crise de 2008-2009.

Les doutes de DSK

Les 500 millions d’euros du Mécanisme européen de stabilité (MES), futur fonds de sauvetage permanent de la zone euro, "ne seront pas réels avant six mois, ce qui est bien trop tard. C’est une question de semaines, ce n’est pas une question de mois", a souligné l’ex-favori de la présidentielle française.

Quant aux 200 milliards d’euros de prêts bilatéraux promis par la zone euro et d’autres pays de l’UE pour renflouer le FMI, ils "sont dans les limbes", a jugé l’ex-patron du FMI, avant de conclure que le pare-feu anti-crise de la dette européenne "n’exist(ait) pas vraiment".

Concernant les autres mesures sur lesquelles planchent les leaders européens, qui se retrouveront en sommet début 2012, DSK a assuré: "Franchement je ne suis pas vraiment sûr que ce qu’ils vont préparer sera suffisamment solide pour être efficace".

L’ex-chef du FMI, après avoir été accusé de tentative de viol par la femme de chambre Nafissatou Diallo --et avoir bénéficié de l’abandon des poursuites concernant ces faits présumés--, s’était jusqu’à ce lundi largement effacé de la vie publique.

après avoir appris à ses dépens que les concierges se reconnaissent par leur avidité, DSK a fini par mettre le cap sur la Chine. Grand bien lui fasse !

DSK a RAISON grand bien vous fasse???.

DSK sait de quoi il parle, il est peut être d'une moralité douteuse mais il n'en est pas moins un brillant économiste. Surtout que c'est son camarade Delors qui a mis en place l'Euro, quand l'arbre est planté de travers il ne peut pas pousser droit, il a donc participé à l'enfantement de la monnaie unique et il en connait toutes les faiblesses.

Je pense qu'il n'y a pas besoin d'être ancien directeur du FMI pour affirmer que la zone Euro est sur le point de couler. Ce que tout le monde aimerait savoir, c'est comment éviter le naufrage. Et sur cette question, je ne pense pas que ressusciter la Lire et le DM soit vraiment gage d'avenir meilleur en Europe.
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Je n'ai certes (de loin) pas les connaissances en macro économie de DSK, en revanche il est claire à mes yeux que le problème en Europe ce n'est pas la monnaie unique, mais les éternelles divergences entre Etats aux égos surdimensionnés et qui empêchent l'Europe de se doter d'une constitution et d'un réel état d'esprit communautaire, fort et solidaire, empêchant nullement le respect des spécificités locale.
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Si la Suisse a réussi, le siècle dernier, à unifier sa monnaie et ses différents peuples pacifiquement, il en ira de même pour l'Europe, tôt ou tard, j'en suis certains.

Pacifiquement pas une guerre civile en 1847... Les cantons conservateurs, toujours les mêmes, se sont vus imposer la Suisse dont ils ne voulaient pas.

L'Euro est la deuxième tentative d'instaurer une monnaie unique en europe. Le premier essai fut l'Union Latine du 23 décembre 1865 au 1er janvier 1927 soit 62 ans. Elle réunissait la France, la Belgique, la Suisse, l'Italie, le Luxembourg et la Grèce plus 26 autres nations associées. . Sans une certaine perte de souveraineté, sans unité fiscale, sociale et juridique entre les divers intervenants il n'y a pas d'union monétaire possible.

Qu'importe la moralité de DSK Othello10...on ne va pas s'embarrasser avec des "détails" de l'histoire, il faut que la récession avance...

Ce super séducteur veut nous faire croire à l'immensité de ses compétences. N'oublions pas, lorsqu'il était directeur général du FMI, qu'il n'a pas vu venir la crise des subprimes américaines. Une catastrophe mondialisée dont on est pas encore remis. Il avait d'autres préoccupations, plus intimes ...

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