Six corps ont été repêchés ce week-end dans l’Atlantique, a annoncé l’armée brésilienne, qui dirige les recherches des restes du vol AF 447 disparu au-dessus de l’océan il y a une semaine.
Un porte-parole militaire a également ajouté que «des centaines d’objets» avaient été repérés tels que des sièges avec la marque Air France et des masques à oxygène qui seront récupérés mais que «la priorité était au repêchage des corps».
Les cinq cadavres retrouvés ce week-end (deux samedi et trois hier) sont actuellement à bord de la frégate Constituçao en route vers l’archipel de Fernando de Noronha, à un peu plus de 800?km du lieu du crash de l’Airbus A330, où ils devraient arriver aujourd’hui. Le porte-parole de la Marine, le capitaine de frégate Gilsemar Tabosa, a ajouté que d’autres corps du vol AF 447, qui s’est abîmé avec 228?personnes à bord, avaient été repérés et seraient repêchés dans la journée. Quatorze avions, dont deux français, et six navires, sont mobilisés pour ces recherches.
Aucune hypothèse exclue
La récupération des débris de l’appareil devrait aider l’enquête, qui s’appuie pour l’instant sur les 24 messages d’anomalies ou de pannes émis automatiquement par l’Airbus A330 d’Air France. Des messages lancés dans les minutes qui ont précédé la destruction de l’avion.
Du côté de l’enquête, des informations convergentes ont émergé durant le week-end, mettant en cause les systèmes de mesure de la vitesse des Airbus A330.
Le secrétaire d’Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, a cherché hier à freiner les spéculations concernant ces systèmes, et plus précisément les instruments appelés sondes Pitot, qui servent à calculer la vitesse des avions.
«Pour l’instant, on ne peut vraiment privilégier aucune hypothèse», a-t-il déclaré sur la radio RTL, tout en détaillant l’enchaînement de circonstances techniques par lequel une telle défaillance des capteurs de vitesse a pu provoquer la catastrophe.
G. K. / AFP
Tarifs CFF: la nouvelle hausse annoncée est-elle acceptable?