Pascal Couchepin tente de dédramatiser l'affaire Kadhafi. Lors de son excursion à Zimmerwald (BE), le conseiller fédéral a pris la défense de son collègue de parti Hans-Rudolf Merz et évoqué une éventuel apaisement de la situation.
Alors que tous les regards se tournent vers le président de la Confédération et le calendrier de la libération des deux Suisses retenus à Tripoli, Pascal Couchepin s'est voulu rassurant quant à l'avenir politique de Hans-Rudolf Merz. «Si le président a fait voeu de perdre la face, le Conseil fédéral doit le relever de son voeu», a-t-il déclaré.
Quant à l'attitude à adopter par la Suisse, le ministre valaisan a noté que la Libye a le régime qu'on connaît. «C'est très désagréable ce qui est arrivé à nos compatriotes, mais pas absolument dramatique», a-t-il déclaré, précisant qu'il fallait les aider.
Quant au fait que la Libye n'a pas respecté le calendrier fixé par l'accord et toujours pas désigné son juge au tribunal arbitral, Pascal Couchepin a dit se réjouir d'entendre les explications qui seront fournies mercredi. «Est-ce qu'ils s'amusent avec nous ou est- ce une manifestation de jours de retard?».
Enfin, le conseiller fédéral a relevé que la situation actuelle n'est certes «agréable pour personne». «Mais si c'est bien réglé par le Conseil fédéral, ça s'apaisera», a-t-il commenté. Pour le reste, il s'est rangé derrière le discours officiel du gouvernement.
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