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es centaines de scrutateurs bloqués dans les communes jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi ont enfin une explication à leur dimanche pourri. La cause de la gabegie électorale d’hier, qui a privé les électeurs de tout résultat définitif pour le canton de Vaud, a été identifiée. C’est un problème de logiciel, et pas de matériel, qui a empêché les communes d’introduire leurs données dans le système centralisé.
La direction des Systèmes d’information du canton joue profil bas ce lundi matin. Patrick Amaru en est le chef de service depuis 2009: «Nous sommes désolés de ce problème, c’est clairement notre faute et on l’assume». Contrairement à ce qu’on pouvait penser hier, ce n’est pas en raison d’un matériel informatique trop faible que les résultats des élections n’ont pu être enregistrés. «Le problème vient du logiciel», explique Patrick Amaru.
Embouteillage informatique
C’est en effet la gestion de l’ouverture et la fermeture des sessions qui a fait défaut. A chaque fois qu’une commune se connectait au système, une session informatique s’ouvrait. Si elle était interrompue, pour une raison ou une autre, la session restait ouverte au lieu de se refermer. Résultat, un immense embouteillage. «Nous avions prévu que 700 sessions pouvaient se dérouler sans problème en même temps», précise Patrick Amaru. Compte tenu du nombre de communes vaudoises, le chiffre était plausible. «Or nous avons enregistré des pics à 2000 sessions», précise Patrick Amaru. Le chef de service indique que ses troupes fonctionneront «en cellule de crise jusqu’au prochain scrutin de novembre» pour régler ce problème.
Un test manquant
En attendant, les critiques sont extrêmement sévères à l’attention des services cantonaux. N’y avait-il pas moyen d’anticiper cette situation? Des tests ont pourtant été réalisés en prévision du scrutin de dimanche. «La gestion de l’ouverture-fermeture des sessions n’a pas été intégrée à ces tests», confesse Patrick Amaru. Il précise que sur les 270 applications générées chaque année par son service, pour l’usage des autres services cantonaux, le couac de dimanche est le premier depuis plusieurs années.
Président de la commission informatique pour le Grand Conseil, Jacques Ansermet se penche depuis plusieurs années sur l’informatique cantonale. Il se dit «surpris» par le bug de dimanche mais confirme la version du service cantonal. «C’est bien un problème opérationnel, dit-il. Les outils matériels que nous avons mis à disposition de l’Etat ne sont pas en cause.» Et d’ajouter: «C’est dommage pour l’image de ce service car cela fait trois ans que tout fonctionne correctement.»
Donc si j'ai bien compris la gestion d'ouverture et de fermeture de session entre aujourd'hui et il y a 4 ans a été changé. En 2007 nous n'avions pas ce problème et pourtant le nombre de communes qui utilisait VoteElec était la même chose, ou pas ?
Chut .... Avant c'était Bedag !
Chut .... Avant c'était Bedag !
Le premier couac depuis plusieurs années ! Mais il n'y a que des couacs à l'informatique de l'Etat de Vaud !
Bien vu! Le problème c'est que l'on nous affirme haut et fort que c'est notre seul service qui est concerné... Ainsi on gagne
un temps fou à refermer et rouvrir nos programmes quotidiens!
Mais du moment qu'on est les seuls ...
Bon, il faut se calmer un peu. Nous sommes dans un pays qui nous permet de voter, le système est relativement bon et dans d'autres il ne l'est pas, ou bien il n'est même pas possible de voter. Donc pour un petit retard de quelques heures, il faut juste être un peu patient! Nous sommes un peu trop habités à trop de confort... stop à cette polémique et ce "scandale" qui n'en n'est pas un! A bon entendeur et réjouissons nous d'avoir les résultats dans quelques minutes ;)
Un moment il faut quand même être conscient que tous les tests ne peuvent pas reproduire excatement la réalité.
Raison pour laquelle aujourd'hui, les entreprises mettent en beta test leur produit. Afin de tester "grandeur réel" leur produit.
C'est ca le monde numérique aussi, faut savoir relativiser.
blog.dddnews.ch
N'aurait-il pas été possible de killer les sessions n'enregistrant pas de trafic? avec certains ERP on le fait sans soucis, pour autant que la console donne une visibilité permettant de choisir les sessions à terminer manuellement.
Tant d'histoire pour un report de quelques heures des résultats. Les plus à plaindre sont quand même les scrutateurs et ceux qui sont restés tard pour saisir quelques données. Car 30 entrées de bulletins à 2 en 4 heures, il en faut de la patience.... Et nous ferions bien d'en avoir un peu
Un peu de patience pour obtenir les résultats, ok. Mais pour faire poireauter des centaines, peut-être mille et plus, de scrutateurs, ce n'est pas normal et les excuses sont presque légères!
Il y a également la ligne téléphonique pour les problèmes qui a été surchargée, il faut prévoir un plan d'urgence, et une information du haut vers le bas pour signaler les problèmes et pas que tout le monde panique et sursature le réseau! Mais visiblement le canton divisé en 10 districts ne fonctionne pas!
Eh bien, c'est simple, sanction exemplaire à votre encontre M.P. Amaudruz.
Il est clair que ceux qui ne font jamais rien, ne prennent pas le risque d'une panne.
Ouhhh je vois que vous êtes adepte de la méthode "Xamax/Chagaev" Pas sûr que cela soit la bonne, on voit ou ça menne ... Pourquoi toujours faire tomber les têtes du haut. Si le service informatique cantonal s'est bien amélioré ces dernières années, c'est bien grâce, en partie, à Mr Amaruz.
Ce qui cloche, c'est que le logiciel exige que chaque entrée soit faite en cours de session sur le serveur.
Les professionnels savent bien que pour une si grande quantité de connexions pendant une si grande durée, mais jamais testé dans les vraies conditions auparavant, il faut permettre l'entrée des données localement et effectuer le transfert en un seul bloc, seulement lorsque toutes les données ont été introduites localement.
On a ainsi moins de connexions simultanées et des lignes occupées beaucoup moins longtemps.
Voilà ce qui arrive lorsque le canton fait appel à des amateurs (frontaliers ?) pour économiser les coûts.
Si on était sur FB, je dirais "j'aime" surtout la dernière phrase :-)
Mais des sanctions pour quelle raison? Qui a subit un dommage suite à ce retard? Vous avez perdu du temps devant votre télé hier soir et vous avez pas une vie suffisamment intéressante pour toujours rafraichir la page des scrutins? Mon dieu mon dieu...
Ceux qui ont subi un dommage suite à ce retard? Tout simplement ceux qui étaient dans les bureaux à attendre de pouvoir saisir les données! Très pratique d'informer à 21h que le problème ne sera pas résolu, alors que ça fait depuis le milieu de matinée qu'ont attend avec patience que ça fonctionne!!!!
Quand le canton exige le respect du délai pour recevoir une déclaration d'impôts ou pour le paiement des impôts, il ne sait pas faire preuve de patience.
Alors pourquoi les Vaudois devraient être les seuls de ce pays à accepter ce retard ?
En même temps, je n'ai jamais rendu une déclaration avant août et je n'ai jamais eu de problèmes...donc les impôts savent faire preuve de patience. Par contre, les 4'000.- à payer sous 15 jours, là, c'était nettement moins rigolo :-)
Oui sauf qu'il n'en va pas d'un patrimoine financier qui dort mais du simple caprice à être au courant d'un information qui peut bien attendre le lendemain après une bonne nuit de sommeil pour se remettre un question... ou pas.
Argument rejeté,
Pour sauvegarder le patrimoine financier, le canton devrait être capable d'effectuer une taxation définitive plus rapidement que plusieurs mois après la remise de la déclaration d'impôts.
Je parlais de la rapidité du canton à envoyer des résultats électoraux, pas de sa rapidité à envoyer une taxe d'imposition. Merci de lire avant de commenter, on avançerait
Vous parliez de patrimoine financier. Le canton n'est pas capable de faire preuve de rapidité quel que soit l'enjeu, y compris lorsqu'il s'agit d'encaisser des impôts. Pire, il commet souvent des erreurs, par exemple en mettant en demeure certains contribuables de payer des sommes dues par d'autres contribuables.
Je parlais de la rapidité du canton à envoyer des résultats électoraux, pas de sa rapidité à envoyer une taxe d'imposition. Merci de lire avant de commenter, on avançerait
Pas de quoi faire tout un plat pour un peu de retard. Difficile, en effet, de faire des tests "grandeurs nature" donc d'anticiper ce genre de problème ! Et en plus si le soft est pourri ...
Et tout ça peut-être dû a un petit indien apache et de son ami http-MaxRequestsPerChild qui n'arrive pas à gérer ses entrées et sorties ...
Il avait prévu 700 sessions ??? On l'a lu, rien que la Commune du Chenit avait demandé 10 sessions sur ce logiciel !! Imaginez sur 350 communes combien ça représente ! Fausses excuses ou alors, plus grave, on ne se cause pas entre services à l'Etat !!
Peut-on avoir le nom de l'informaticien qui a procédé à l'update de la version 2.3 à la version 2.4b sans procéder aux tests de charges, et tout ça un vendredi;-) En tout cas, Bravo à M. Amaru qui s'est dénoncé! En général, dans ce domaine, c'est toujours de la faute des autres.
Ouhhh c'est du vécu ça :-) J'ai déjà entendu ça aussi : Ben avec la nouvelle version, y a des bugs qui sont corrigés et pourquoi tester, ça ne peut que fonctionner, puisque c'est plus récents :-) Je soutiens Mr Amaru qui a eu le courage d'avouer que le problème venait bien de chez "lui" !
Sauf que pour ce logiciel, il ne s'agit pas seulement d'un problème de mise à jour, mais de conception de base.
La structure même du programme est si médiocre que les problèmes étaient prévisibles, update ou pas.
Il est tellement facile de critiquer un service informatique sans connaître le vrai problème ! Combien de fois j'ai entendu "ehhh y a un blème avec les serveurs, l'appli ne tourne plus" :-)
Dans ce cas, les serveurs web, ont j'imagine, croûlés sous les requêtes mais est-ce vraiment leur faute si l'application est mal développée. Et petit rappel, si je ne m'abuse, cette appli est développéee par des personnes du domaine privé et non public.