Large d’épaules, la poigne franche et le regard vif: Rolf Eckrodt en impose. Le nouveau président du conseil d’administration de Leclanché a été officiellement intronisé vendredi, au terme de l’assemblée générale que la société basée à Yverdon-les-Bains avait organisée à… Genève. «Pour des raisons de commodité, beaucoup de participants étant venus d’Allemagne», a justifié son prédécesseur à ce poste, Stefan Müller.
A 67?ans, le Berlinois qui préside désormais aux destinées de Leclanché affiche un curriculum vitae vertigineux et plus de quarante ans d’expérience dans le domaine automobile. Ce qui l’a conduit d’Allemagne en Amérique latine ou au Japon, pour Daimler, Mercedes-Benz ou Mitsubishi, dont il a été directeur jusqu’en 2005. Entretien.
– Vous avouez n’avoir jamais entendu parler de Leclanché jusqu’à ce que l’on vienne vous chercher. Qu’en avez-vous pensé au premier abord?
– Il a fallu bien sûr que je regarde de près de quel bois se chauffait cette société et quelle était la motivation des membres de sa direction. Que je sache s’il s’agissait véritablement d’un business solide à construire où si c’était juste une nouvelle opportunité de travail pour moi. Or je ne cherchais plus de travail…
– Avez-vous pu la comparer avec les autres acteurs du secteur des batteries?
– Bien sûr, car je connais bien les acteurs principaux du domaine. Toute la question était de savoir si l’on peut faire de Leclanché une success story face à des Sanyo ou des Panasonic. Alors je suis allé visiter l’usine de production de Willstätt (ndlr: en fonction depuis octobre 2009), j’ai appris quelles étaient nos forces et nos compétences. Et j’ai pu constater que notre niveau technologique est supérieur, et que les marchés pour nos cellules au lithium, qui sont au centre de notre stratégie, sont en train de s’ouvrir très largement.
– Quelles applications voulez-vous développer en priorité?
– Nous produisons des cellules, c’est la clef, la base de beaucoup d’applications possibles. Nous n’avons pas encore défini jusqu’à quel degré nous voulons fabriquer nous-mêmes des modules complets. Mais nous verrons venir ces cinq à sept prochaines années des demandes très importantes pour des systèmes intelligents de stockage d’énergie, pour que la production des nouvelles sources d’énergie renouvelable soit disponible au moment où l’on en a besoin. Dans ce secteur, il y a encore des progrès à faire au niveau du nombre de cycles de charge et de décharge que peuvent supporter les batteries. Et Leclanché est très forte sur ce terrain-là.
– Les voitures électriques ne sont donc pas en première ligne?
– Les applications mobiles seront notre moteur de croissance à plus long terme. Cela concerne autant les imposants systèmes diesel hybrides – camions et locomotives, par exemple – que les automobiles. Les enjeux sont énormes, tous les constructeurs sont en train de s’organiser. Nous arrivons juste au bon moment, tout se décide à présent – ce qui veut dire aussi que nous n’avons pas droit à l’erreur. Et nous savons que la transition sera longue: il s’agit du changement complet de tout le système, cela ne se fera pas d’un seul coup. Les investisseurs ne doivent pas l’oublier!
– Vous avez d’autres mandats d’administrateur. Dans quels secteurs?
– Auprès d’un fabricant de gros moteurs diesels, par exemple pour des bateaux ou des trains, ainsi que chez un important fournisseur de composants pour les automobiles. Les possibilités de synergies sont très importantes, car les véhicules électriques de demain devront être d’une conception entièrement nouvelle, avec d’autres répartitions des éléments et des masses, ce qui implique entre autres l’utilisation de nouveaux matériaux.
– Tous ces besoins en batteries au lithium… ne va-t-on pas vers une situation tendue sur le front de cette matière première?
– Les quantités nécessaires n’ont rien à voir, par exemple, avec le silicium dont on a besoin pour les capteurs solaires. La production est essentiellement basée en Amérique latine – c’est peut-être aussi pour ça, pour mon expérience de ce continent, qu’ils sont venus me chercher. (Rires.) Ce n’est vraiment pas quelque chose qui m’inquiète, d’autant plus que le lithium est recyclable. Même si les prix venaient à monter, ils n’auront pas une part significative dans celui de la cellule complète.
– Vous produisez aujourd’hui en Allemagne, sur une ligne flambant neuve. Au vu de cette demande qui se prépare, où comptez-vous implanter d’autres usines?
– Nous en déciderons en fonction des besoins de notre clientèle. Si les volumes doivent être importants, la logistique devient cruciale. Il n’est pas du tout exclu, par exemple, que nous revenions produire en Suisse.
Il est mort Stanley Meyer,
L'homme qui depuis bien longtemps à trouvé le moyen de produire de l'hydrogène avec très peu de courant.
Il a silloné les US avec son buggy ne consommant que l'eau du robinet. Comme c'est étrange, je n'en ai jamais entendu parler dans nos médias!
La voiture électrique? Une invention des plus ringardes! Renseignez-vous, peuple ignorant! Nikola Tesla l'a inventée et testée il y a bientôt 100 ans (modification d'une Ford T)!
Vous me rappelez cette phrase de Greg:
"Certains hommes écrivent l'Histoire, d'autres ont besoin de lunettes pour la lire!"
Voici un lien sur des expériences dont vous n'entendrez jamais parler dans nos médias étroits du pantalon:
www.quanthomme.info