Les attaques des actionnaires ont concerné en premier lieu les rémunérations des anciens patrons. Les intervenants - une cinquantaine ont souhaité s'exprimer sur le premier point de l'ordre du jour - s'en sont notamment pris aux rémunérations accordées à l'ancien patron Marcel Rohner, à l'ex- président Marcel Ospel et à des membres du conseil d'administration, coupables selon eux d'avoir fait plonger la banque et d'avoir néanmoins reçu des dédommagements.
Thomas Minder, qui a lancé et fait aboutir l'initiative visant à plafonner les salaires des grands patrons, s'est adressé directement à Oswald Grübel. La réduction des coûts ne doit pas se faire que par des coupes dans les effectifs mais aussi par des réductions dans les bonus, a-t-il lancé au nouveau patron qui a annoncé 8700 nouvelles suppressions d'emplois.
Oswald Grübel a aussi reçu le soutien de l'assemblée, qui a applaudi lorsqu'un intervenant a proposé de laisser le temps au nouveau patron de sauver la banque.
«Diseur de contes de fée»
Peter Kurer a en revanche été critiqué pour son année de présidence du conseil d'administration. Accusé d'avoir fait beaucoup de promesses pour sortir la banque de la crise, il a été qualifié de «diseur de contes de fée» par un actionnaire.
Le premier point à l'ordre du jour, l'approbation des comptes 2008, a été accepté par une large majorité après un peu moins de deux heures de discussions.
L'assemblée générale devrait durer jusqu'en fin d'après-midi. Les actionnaires doivent encore procéder à l'élection du conseil d'administration, se prononcer sur le nouveau système de rémunération de la banque et voter sur la constitution d'un capital autorisé et d'un capital conditionnel.