Une collaboration avec le laboratoire de modélisation systémique (EPFL) qui vient d’aboutir. Un séminaire dans le cadre du Congrès du management de projet, qui se tiendra début avril à Lausanne… Itecor, spécialiste de la gouvernance informatique, sait comment se rendre visible. La société veveysanne est pourtant peu connue du grand public, alors qu’elle a su s’imposer dans un cercle professionnel dépassant largement celui de ses seuls clients (parmi lesquels Nestlé, Firmenich, Veolia, les banques privées genevoises, le CHUV, etc.) Active à l’international (bureaux à Paris, à Prague, au Mexique), la société vient aussi de s’implanter à Zurich.
Rester à la pointe
Ce n’est pas dans une optique marketing qu’Itecor multiplie les collaborations avec des partenaires, mais pour consolider son positionnement en tant qu’expert. «Le projet avec l’EPFL relève d’une volonté de rester à l’affût de ce qui se fait de plus récent. Dans notre domaine, les choses bougent très vite, explique Stéphan Grouitch, directeur d’Itecor. Nous ne sommes pas des éditeurs de logiciels. L’informatique gagne en importance dans la vie d’une entreprise. Il faut donc la professionnaliser. Nous intervenons soit pour des conseils en matière d’organisation du travail, soit pour développer et installer un logiciel.»
Le projet avec l’EPFL a permis aux équipes d’Itecor d’améliorer leur efficacité. «Mais je ne pourrais pas vous dire que cette collaboration a directement débouché sur un mandat», souligne Stéphan Grouitch.
C’est dans ce même esprit qu’Itecor s’est engagée, en tant que sponsor, dans le Congrès du management de projet. «Savoir mener un projet est un élément fondamental du métier, pour un consultant. Et le fait d’être de la Société suisse du management de projet nous permet d’offrir à nos collaborateurs de la formation continue», explique encore le directeur d’Itecor.
«Nous avons toujours prétendu avoir une vision à long terme. Notre ambition n’est pas de faire du chiffre, mais de gagner des contrats pour de longues durées», précise encore Stéphan Grouitch.
Une stratégie qui fonctionne plutôt bien. Pourtant, le domaine du conseil informatique hyperspécialisé n’est pas totalement épargné par la crise. «Limitations de budget, report de décisions, hésitations… Même nos plus gros clients ont opté pour une politique de rigueur. Même lorsqu’ils se portent bien. Heureusement, Itecor fait partie des derniers de leurs fournisseurs à conserver un volume de travail important.»
«A la fin de 2008, nous avons cessé de croître d’une façon aussi intense que par le passé.» Pour exemple, en 2006, la société réalisait des ventes de 12 millions, en hausse de 40% par rapport à l’exercice précédent. En 2009, Itecor annonce 15 millions de chiffre d’affaires et vise une hausse de 23% en 2010.
Un optimisme qui s’ancre dans l’expérience du passé. «2010 sera une année difficile, mais Itecor a une carte à jouer: nous avons beaucoup investi. Au long de la dernière crise, nous recrutions deux consultants par mois. Au moment même où nos concurrents licenciaient.»
Tarifs CFF: la nouvelle hausse annoncée est-elle acceptable?