Brandissant des banderoles où l'on pouvait lire "Contre la lâcheté, pour la défense de Rio" ou "L'impact (écologique de l'exploitation du pétrole) est pour nous, les royalties aussi", les manifestants venus des quatre coins de l'Etat ont bravé la pluie et marché en musique, unis contre la perte de ces recettes "vitales pour l'économie locale", selon les autorités, qui attendaient 150'000 personnes.
Les redevances du pétrole rapportent quatre milliards de dollars par an à 89 des 92 municipalités de l'Etat de Rio, premier producteur de pétrole et de gaz du pays. Mais un amendement adopté la semaine dernière à la Chambre des députés, va réduire ces recettes au profit d'autres Etats du Brésil.
Tous les fonctionnaires de l'Etat de plus de 16 millions d'habitants ont été libérés en début d'après-midi pour qu'ils puissent participer aux protestations. Des centaines d'autocars ont été mis à leur disposition et 4800 policiers ont été mobilisés pour la sécurité.
Dans une ambiance de carnaval, travailleurs, politiques de tous bords, acteurs et chanteurs locaux participaient dans la bonne humeur, souvent déguisés, au défilé dans l'avenue Rio Branco en direction de l'Opéra de Rio.
Selon les autorités de l'Etat, les redevances devaient servir notamment à financer les Jeux Olympiques (2016) et à la Coupe du monde de football (2014).
"Cet amendement est un coup fatal aux JO et compromet les recettes de l'Etat pour tout", a déclaré le gouverneur Sergio Cabral lundi en lançant une campagne de protestation pour faire pression sur le Sénat. Il a notamment fait installer une immense affiche à son profit sur la célèbre statue du Christ du Corcovado.
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