INTERNET

Google «bourdonne» dans les oreilles de Facebook et de Twitter

Par Emmanuel Barraud le 11.02.2010 à 00:02

Le géant de Mountain View lance «Buzz», son service de réseau social intégré à sa messagerie Gmail.

«Jusqu’où s’arrêteront-ils?» Si Coluche avait pu connaître Google, il leur aurait sans doute adressé sa célèbre question. Hier, la jeune mais colossale société (à 12?ans, elle «pèse» 25 milliards de dollars) a annoncé qu’elle étendait encore son empire. Et plutôt que s’attaquer aux «vénérables», comme elle l’a fait avec Apple il y a un mois en lançant Nexus One, son concurrent à l’iPhone, elle vise cette fois-ci deux des phénomènes les plus récents d’internet: Facebook et Twitter.

Nom de l’opération: «Buzz». Littéralement, cela signifie «bourdonner», une référence à peine voilée aux tweets – ou piaillements d’oiseaux – propres au site Twitter. Mais le «buzz», dans le monde d’internet, c’est aussi une nouvelle, insolite, qui fait le tour du globe en quelques heures grâce au jeu de la diffusion virale de l'information.

Le principe de Google Buzz n’est pas bien différent de celui de ses rivaux. Il combine en quelque sorte leurs caractéristiques: l’utilisateur peut déposer ses états d’âme en quelques mots, des photos, des vidéos, des liens – façon Facebook. Mais ces informations pourront être visibles pour quiconque veut les voir – façon Twitter. Pas besoin, donc, que celui dont on veut suivre l’activité accepte d’être «notre ami». Dans sa version pour téléphone mobile, Buzz tient aussi compte de la position géographique de son usager. Et peut l’informer de la proximité d’autres «buzzeurs». Utile, peut-être, pour organiser un apéritif impromptu. Indiscret, certainement, pour ceux qui maîtrisent mal le contrôle de leur système…

Autre caractéristique, ce service s’ajoute automatiquement – et continuera de le faire ces prochains jours – à Gmail. Les 176 millions d’abonnés du service de messagerie de Google sont donc immédiatement concernés. Il «rapatrie» automatiquement l’activité de l’utilisateur sur le service «reader» (un agrégateur de contenus d’information), les modifications que chacun apporte à son compte Picasa (photos), et peut le faire aussi pour son concurrent Flickr et même… Twitter. Sans compter que la société de Mountain View annonce encore bien d’autres «passerelles».

Publicités plus ciblées
Google Buzz parviendra-t-il à détourner les 400 millions d’utilisateurs de Facebook? «Je ne crois pas que ce soit leur but, estime Stéphane Koch, consultant spécialiste d’internet. Google vise plus vraisemblablement une niche, celle des gens qui ne sont pas sur Facebook, ou qui recherchent des services différents.» De toute façon, «il y a encore de la place pour toutes sortes d’autres services de ce type, car aucun ne s’adresse exactement à la même population», renchérit la blogueuse Stephanie Booth, grande connaisseuse des médias sociaux.

Google compte ainsi rattraper un certain retard en la matière. Mais ce service lui permettra surtout d’acquérir encore plus de données sur ses utilisateurs, et de façon encore plus précise, afin d’optimiser le ciblage de ses publicités. En y ajoutant des informations géographiques, c’est bel et bien dans un nouveau marché publicitaire, très local, que Google pourrait se ménager des entrées.

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