Finances

Crise de la dette: après un été noir, l’Europe tente de reprendre la main

Par ATS / AFP le 01.10.2011 à 21:57

Les dirigeants de la zone euro tentent d’accélérer le pas pour apporter des réponses concrètes à la crise de la dette. Nicolas Sarkozy devrait rencontrer Angela Merkel ces prochains jours en Allemagne.

Sous la pression des marchés financiers après un été noir sur les Bourses mondiales, les dirigeants de la zone euro tentent d’accélérer le pas pour apporter des réponses concrètes à la crise de la dette. Au menu, une nouvelle rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ainsi qu’un conseil des ministres grecs dimanche.

La semaine prochaine s’annonce chargée pour la zone euro, avec une réunion des ministres des Finances lundi et mardi à Luxembourg, et d’éventuelles décisions de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi en faveur de la reprise et des banques.

En Grèce, épicentre de toutes les inquiétudes, le Premier ministre, Georges Papandréou, a convoqué un conseil des ministres extraordinaire de son gouvernement dimanche.

L’objectif est clair: sauver le soldat grec du défaut de paiement et éviter au passage une contagion de la crise à des poids lourds de la zone euro comme l’Italie et l’Espagne, respectivement troisième et quatrième économies de l’Union monétaire.

L’échec de la Grèce serait celui de «toute l’Europe», a mis en garde vendredi le président français, Nicolas Sarkozy. «Il y a une obligation morale de solidarité et il y a une obligation économique de solidarité» envers la Grèce, a-t-il plaidé.

Sommet franco-allemand

Le couple franco-allemand devrait se rencontrer «dans les prochains jours en Allemagne» pour «accélérer» le plan de secours de la monnaie unique annoncé le 21 juillet.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy discuteront notamment «des voies et des moyens pour accélérer l’intégration économique de la zone euro», a indiqué le président français.

Le temps presse car «le degré de scepticisme dans la capacité des politiques à résoudre la crise en zone euro est très élevé. Il faut des signaux forts et clairs», estime Nicolas Véron, économiste au centre d’analyse Bruegel.

Les places financières mondiales ont clôturé vendredi l’un de leurs pires trimestres depuis la crise financière de 2008, provoquée par la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

A New York, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a enregistré une baisse de 12% sur les trois derniers mois. Lassés de la valse-hésitation des politiques, les investisseurs veulent des résultats concrets sur la stabilisation de la crise des finances publiques. Augmenter le fonds d’aide

Cela passe par l’augmentation de la puissance de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF), mis en place pour aider les pays fragiles, selon les économistes.

Sur ce volet, les choses avancent à petits pas. Au lendemain du feu vert allemand, le Parlement autrichien a adopté à son tour vendredi le renforcement des compétences du FESF.

Mais les parlements de trois des 17 pays de la zone euro n’ont pas encore dit oui. Outre les Pays-Bas et Malte, l’incertitude plane surtout sur la Slovaquie, où la date du 25 octobre pour le vote a été évoquée. Or l’Europe s’est engagée, devant ses partenaires américain et des pays émergents, à mettre en oeuvre sa stratégie au plus tard mi-octobre.

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce

Sondage

Vous offrez-vous des croisières sur les bateaux Belle Époque du Léman?