OR

Ils se battent pour transformer vos bijoux dorés en cash

Par C. B. / J.-M. C. le 11.11.2009 à 00:01

La flambée du métal jaune provoque une agitation sans précédent dans les commerces spécialisés dans l’achat de métaux précieux auprès des particuliers.

«C’est la ruée dans nos magasins! Ce qui ne manque pas de susciter des vocations d’acheteur d’or», explique Romuald Abela, directeur de Gold Business Time (GBT).

Comparer les offres
Dans son magasin lausannois, ces derniers mois, GBT dénombre entre «trois et une trentaine de clients journaliers». Lundi, alors que le cours de l’or battait un nouveau record, ce ne sont «que» trois clients qui ont amené au total 60?grammes d’or. Une petite journée. GBT, qui se déplace aussi à domicile, compte d’autres officines à Nyon, Uvrier (VS) et envisage d’en ouvrir une à Genève. «Il s’agit pour nous de renforcer notre présence sur un marché où naît une concurrence très inégale. Nous ne pouvons qu’inciter les personnes à comparer les offres. Et cela particulièrement dans le canton de Vaud, qui a supprimé la patente de la profession», glisse Romuald Abela.

Le profil type de celui qui décide de se défaire de ses bijoux dorés? Aucun, c’est Monsieur Tout-le-monde. Ses motivations? Le prix de l’or, la nécessité, le sentiment d’insécurité ou des circonstances particulières, succession, divorces ou autres. L’effet de mode est aussi cité: actuellement, l’or jaune n’a pas la cote. «Dans ce contexte, beaucoup de commerçants s’improvisent acheteurs d’or, confirme Yves Rochat, directeur de bijouxor.ch à Clarens.

Stands itinérants
Désirant diversifier ses canaux d’approvisionnement, Cash-your-Gold, filiale d’APM Recycling, a monté – depuis une année – un stand itinérant qui se déplace dans les centres commerciaux de Suisse. Elle a conclu un accord avec Migros pour visiter ses centres: Crissier, Yverdon, Vevey et Morges. La flambée du prix de l’or est une autre motivation de se rapprocher de la clientèle privée. Selon Yves Sitruk, administrateur d’APM Recycling, celle-ci est contente de pouvoir réaliser la vente de ses «babioles» en or qui ne servent plus à grand-chose sans devoir ouvrir la porte d’une bijouterie… c’est ainsi que le patron explique le succès de son stand itinérant.

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