Campagne

Le web révolutionne les campagnes fédérales

Par Joël Burri le 30.09.2011 à 12:40

Pionniers, les vert'libéraux consacrent la moitié de leur budget de campagne au web. Les autres partis ne sont pas prêts à franchir le pas.

«Nous avons renoncé à un tous-ménage, pas très écolo, pour axer notre communication sur le web», explique la vert’libérale Isabelle Chevalley. La section vaudoise a donc consacré la moitié des 80’000fr. de son budget de campagne pour convaincre les internautes. Ce budget s’est réparti entre la réalisation d’un site web, la création de vidéos et l’achat de publicités sur Facebook et au travers du système de Google.

Les autres partis tiennent au tous-ménage

Abandonner le tous-ménage au profit du web? Les autres partis n’y pensent pas! «C’est une erreur de stratégie, ou alors ils visent un public bien particulier», réagit Arnaud Bouverat secrétaire politique du Parti socialiste vaudois.

Claude-Alain Voiblet coordinateur romand de l’UDC fait un peu la même analyse. «Notre électorat est stable, alors que les vert’libéraux cherchent de nouveaux électeurs. Notre but est d’inciter nos électeurs à aller voter et la majorité de notre électorat, ce n’est pas par internet que nous allons les toucher.»

Suicidaire la stratégie des vert’libéraux? Pas pour Isabelle Chevalley: «La moitié de nos membres ne faisaient pas de politique avant. Axer notre campagne sur le web nous permet donc d’atteindre des gens qui ne sont pas touchés par les publicités politiques traditionnelles. 70% de la population ne vote pas, ça laisse une sacrée marge de manœuvre!»

Les pirates sur les marchés

Même le Parti pirate, dont le programme tourne essentiellement autour des questions que pose l’arrivée des nouvelles technologies dans nos vies, n’a pas beaucoup investi sur internet. «L’essentiel de notre budget a été utilisé pour imprimer les affiches mises sur les emplacements gratuits», explique Gaël Marmillod, candidat au Conseil national.

Le tout jeune parti, au budget plus que serré, privilégie donc les moyens de communication gratuits ou presque et organise des stands sur les marchés vaudois, comme tous les partis. «Sur internet comme ailleurs, pour toucher des gens qui n’ont jamais entendu parler de nous il faut payer.»

Internet incontournable

Si elles ne suivent pas la stratégie des vert’libéraux, aucune des formations contactées ne se risquerait à mépriser internet. «Il est difficile de quantifier l’impact de notre présence sur internet, reconnaît Nicolas Tripet, secrétaire général du PLR. Ce qui est tangible par contre, c’est qu’il y a un impact négatif, en termes d’image notamment à ne pas être sur internet»

Il offre aussi certaines opportunités: «Grâce à ces outils, nous atteignons un public qui n’est pas touché par notre présence sur les marchés», explique le vert Alberto Mocchi.

Les partis occupent donc tous le terrain. Ils incitent leurs membres à être sur les réseaux sociaux, à avoir leur site ou leur blog. L’UDC et le PLR vont même jusqu’à offrir des formations en la matière à leurs candidats.

les vers libéraux ? Regrettable erreur, pitoyable même !

Moins on a d'arguments plus on les étales.

Et après la fusion libéraux-radiaux, émerge PLR ECO2.
déjà faché avec les Verts-libéraux ?

Tout en cohérence c'te équipe !

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