En vieux germain il se prononçait Hruodwulf et associait les deux notions de la renommée (hruod) et du loup (wolf).
Au moyen âge le nom Rudolf était prisé dans le sud du domaine allemand. Après tout c’était le nom d’un hobereau argovien du château de Habsburg qui était devenu roi d’Allemagne et dont les descendants ont créé par la suite un immense empire depuis Vienne.
Si le nom officiel était Rudolf, le diphtongue d’origine –UO- survit dans les variantes diminutives du nom telles que Ruodi, Ruedi, Rüedi, etc. qui côtoient les Rudi, Rudin et Rüdin.
Par ailleurs les formes familières en TZ ou TSCH étaient très à la mode. On trouve ainsi de très nombreux Rutz, la plupart saint-gallois, mais aussi des Ruetsch soleuro-bâlois, des Rutschi bernois, des Rütsch et Rütschi zurichois, des Rüesch, Ruosch et Rütsche de Suisse orientale et des Rüetschi argoviens. S’y ajoutent des Rutschmann bernois et zurichois.
Le nom brut Rudolf s’est lui-même simplifié dans les patronymes Ruof, Ruef, Ruf et Rüf.
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