Par la suite la croissance démographique et l’essor des villes ont exigé une identification plus poussée. On a ajouté le métier, le domicile ou des surnoms divers – et souvent la filiation: X fils d’Y. Puis le mot «fils» a sauté et le nom du père (Y) est devenu un patronyme héréditaire.
Un de vos lointains ancêtres s’appelait donc Philippe. Ce nom de baptême était relativement populaire au moyen âge, l’apôtre Philippe étant présenté dans les Evangiles comme un des confidents de Jésus. Comme pour d’autres disciples, le nom est d’origine grecque. Porté par plusieurs rois de Macédoine, il signifiait «celui qui est ami des chevaux».
Le patronyme Philippe existe un peu partout en France, ainsi que des diminutifs tels que Philippon, Philippot, Philippat, Philippeau, etc. Les Philippe suisses sont originaires de Delémont ou d’un village argovien. On trouve des Philippoz en Valais, des Philipona fribourgeois, des Philippin neuchâtelois, des Philipp aux Grisons et quelques rares Philippon vaudois. Les Lippi italiens et les Lippmann allemands se réfèrent au même apôtre.
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