Papaux est un patronyme d’origine fribourgeoise attesté au moyen âge à La Roche, Ecuvillens et Treyvaux, mais aussi en ville de Fribourg et à Moudon. A Morat on trouvait une famille Papou sans doute de même sens, alors que l’Europe ignorait encore tout de la Papouasie.
Papaux est vraisemblablement un dérivé du mot pape qui pouvait désigner soit le Saint Père de Rome, soit notre papa. Dans une partie du domaine français – mais pas dans nos régions - le terme papon s’appliquait au père ou au grand-père.
Comme les Pape et Lepape français, les Pappaz vaudois, les Pape et Paupe jurassiens, le nom Papaux devait être un surnom qui évoquait le Saint-Père de Rome. On le collait sans doute à un homme digne et grave, sérieux comme un pape ou encore très autoritaire. Idem pour les dérivés Papaud, Papault, Papot ou Papard d’outre-Jura.
Dans un registre plus restreint, les premiers Papaux romands étaient peut-être des familles d’obédience papale qui prenaient le parti du Vatican dans ses conflits récurrents avec le roi de France. Le parti adverse les appelait papel, papelon ou papelard, des termes qui finiront par signifier dévot, bigot, voire hypocrite.
Par ailleurs, en ancien français, le verbe paper équivalait à manger gloutonnement. Il est donc possible que les ancêtres des Papin (nom de l’inventeur de la machine à vapeur) ainsi que les premiers Paparel ou Papavoine aient été de gros mangeurs.
On trouve des Papa et des Papis au Tessin et des Pappa aux Grisons. En allemand le Saint Père se nomme Papst et explique des patronymes fréquents tels que Pabst, Babst et Bobst. La variante plus populaire Pfaff ou Pfäffli se référait à un simple curé.