Comme beaucoup d’autres, votre patronyme remonte au nom de baptême Jacques, porté par deux apôtres et devenu extrêmement populaire dès le XIIe siècle. Cet engouement était lié à la lutte contre les Maures d’Espagne placée sous la bannière de Saint Jacques de Compostelle. C’était le patron à la fois des chevaliers et des pèlerins.
La variété des dérivés de Jacques est époustouflante. En France on en recense près de cent, dont beaucoup de diminutifs cumulés tels que Jacquelinet, Jacotot, Jacoulot ou Jacquemetton. Et aussi quelques Jacquejean. La Suisse romande est moins prolifique, mais présente tout de même des Jaquet, Jacquat, Jacot et même des Jaccottet. Sans parler des Jaquinet, Jaquenod et Jaquenoud.
A côté de ces diminutifs, nos ancêtres ont accolé à beaucoup de noms de baptême des terminaisons d’un autre type, qui étaient empruntées aux noms d’origine germanique (très prisés dans le domaine francophone au moyen âge).
Ces noms étaient tous composés de deux éléments, et parmi les seconds dominaient les termes –hard, -hari, -wald, ou –wulf. Ils sont à l’origine de nos suffixes –ard, -ier, -aud ou –oud. Le sens de wald était puissance ou règne. La combinaison de Jacques et de Wald est à l’origine de Jaccaud ou de Jac(c)oud, lesquels peuvent aussi dériver de Wulf (loup). Les deux autres combinaisons ont donné Jaccard et Jaquier.
Les Jaccaud suisses sont bourgeois des communes de Baulmes (depuis 1340), de Montaubion-Chardonney (1426), d’Avenches (1476) et de de Villars-Tiercelin sans date connue. Curieusement il n’existe guère de Jaccaud ou de Jaccoud d’origine française.
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