Au haut moyen âge, la quasi-totalité des Européens étaient paysans et savaient faire tout ce qu’il faut pour survivre. Seule exception: ils ne maîtrisaient pas le travail du fer. C’était l’affaire du forgeron, seul artisan spécialisé. Chaque village avait le sien.
Par conséquent le surnom de forgeron a été donné très tôt. Si bien qu’il a pu être transmis – jusqu’à nos jours – à un nombre record de descendants. Quand les surnoms sont devenus des noms de famille, les Fabbri et Ferrari italiens, les Favre romands, les Faure, Fabre et Lefèvre français étaient déjà légion. Tout comme les Schmid allemands, les De Smet flamands et les Smith anglais.
En Italie le mot fabbro descend du latin faber, forgeron. Le terme ferraro (celui qui travaille avec le fer) est relativement plus récent, mais Ferrari est le patronyme le plus fréquent dans les villes de l’Italie du Nord. La terminaison plurielle en –I exprime simplement que l’individu qui porte le nom appartient à une collectivité familiale. Au Piémont ce sont les variantes Ferrero et Ferraris qui dominent, alors que les Ferraro sont méridionaux.