A première vue il donne l’impression de désigner le fils d’un vannier, un fabricant de paniers en osier. Ce métier se dit vanâi en patois, ce qui jadis aurait été transcrit Vanney ou Vannay dans les patronymes. Mais voilà: si beaucoup de noms romands se composent d’un terme topographique précédé de la préposition de (Duplan, Dufour, Ducret…) on ne la trouve jamais devant un nom de métier.
Duvanney doit donc se référer à un terme topographique lié au mot van, qui à l’origine désignait un grand panier dans lequel on secouait les grains de blé pour les débarrasser des impuretés. Ce mot est aussi à l’origine de noms de lieux. Il désignait notamment des reliefs en creux, comme par exemple le Vallon de Van (VS) ou le Creux du Van.
D’autres lieux-dits portent le nom diminutif (Le) Vanel, par exemple le hameau du Pays d’Enhaut qui jouxte la frontière bernoise. Les Duvanel neuchâtelois proviennent probablement d’un groupe de maisons près de Travers nommé Le Vanel. Or au moyen âge le L de la terminaison el ne se prononçait pas (les Chessex viennent de Chessel). Il est donc plausible qu’une famille Du Vanel ait été orthographiée Duvanney.