FINALE

Ottmar Hitzfeld sous le charme de l’Espagne

Par Pascal Bornand / Johannesburg le 10.07.2010 à 00:01

Ottmar Hitzfeld a désigné son favori. L’entraîneur de l’équipe de Suisse ose même une prophétie: «Je vois bien l’Espagne gagner la finale 1-0, comme elle a remporté ses trois dernières rencontres.» Si son pronostic se vérifie dimanche, l’Allemand pourra bomber le torse. «C’est vrai qu’une telle consécration donnerait encore plus de valeur à notre succès contre les Espagnols», reconnaît-il. Hitzfeld a pris du recul. Si les regrets sont éternels, le souvenir de cette victoire de prestige restera gravé dans sa mémoire.

Ottmar Hitzfeld a désigné son favori. L’entraîneur de l’équipe de Suisse ose même une prophétie: «Je vois bien l’Espagne gagner la finale 1-0, comme elle a remporté ses trois dernières rencontres.» Si son pronostic se vérifie dimanche, l’Allemand pourra bomber le torse. «C’est vrai qu’une telle consécration donnerait encore plus de valeur à notre succès contre les Espagnols», reconnaît-il. Hitzfeld a pris du recul. Si les regrets sont éternels, le souvenir de cette victoire de prestige restera gravé dans sa mémoire.

Rentré au pays, le coach national coule quelques jours paisibles avant de préparer sa prochaine campagne. L’Euro 2012, c’est déjà demain. En attendant le choc du 8 septembre contre l’Angleterre, il ne se lasse pas de suivre «une Coupe du monde très attractive». Loin des yeux mais près du cœur. «Bien sûr, les amateurs de foot aimeraient applaudir le plus de buts possible mais plus le niveau technique d’un tournoi est élevé, moins il s’en marque. Cela tient à une préparation tactique de plus en plus poussée.»

Pour l’ancien entraîneur à succès de Dortmund et du Bayern, pas question de faire la fine bouche. «Il faut se réjouir. La finale va opposer deux équipes très fortes dans le domaine de la jouerie, servies par des joueurs de qualité, techniquement et physiquement au top.» Mais son cœur – d’esthète et de… bourreau! – penche tout de même pour la Roja. «C’est elle qui propose le jeu le plus beau, le plus créatif et le plus efficace aussi», dit-il, sous le charme.

Le parfait équilibre
Quand il évoque l’Espagne, Ottmar Hitzfeld n’est pas avare de compliments. Il les adresse autant à la force collective du groupe qu’aux personnalités qui s’en dégagent, en attaque comme en défense. Le parfait équilibre, selon lui. «Il y a du pressing, beaucoup d’engagement dans la course, de la discipline et une parfaite organisation.»

C’est cette équipe de rêve, qui semble réunir toutes les vertus, que Gelson Fernandes et ses coéquipiers ont pourtant mystifiée le 16 juin à Durban. Si le football n’est pas une science exacte, il repose au moins sur une certaine logique. Depuis, la Suisse a fait ses valises et la Roja a retrouvé ses esprits et la clé de son jeu. Dimanche, un simple verrou ne suffira pas à la priver de liberté et d’inspiration. A coup sûr, les Pays-Bas ont d’autres arguments dans leur attirail.

Efficacité néerlandaise
Observateur avisé, le coach allemand ne tarit pas d’éloges non plus sur les qualités du football hollandais, moins flamboyant peut-être mais tout aussi efficace. «En attaque, les Pays-Bas possèdent des individualités de premier plan mais ils n’en sont pas dépendants, comme l’a prouvé le superbe tir du défenseur Giovanni Van Bronckhorst face à l’Uruguay, sans doute l’un des plus beaux buts du tournoi.» Hitzfeld vante aussi les qualités de Van Bommel, son ancien capitaine au Bayern. «C’est un joueur exemplaire, qui prouve que la réussite d’un footballeur tient aussi à sa volonté et à son professionnalisme.»

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